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123.000 personnes


Mardi 13 Janvier 2009

Eviter que le pire ne se reproduise aujourd’hui concerne l’humanité toute entière, y compris ces 123.000 personnes.




123.000 personnes.

Ils étaient samedi 10 janvier 2009, 123.000 personnes à hurler non pas simplement leur désapprobation à la politique menée par le gouvernement israëlien, non pas leur simple opposition politique à une guerre menée par un pays comme tant d’autres, non pas seulement leur soutien à la « cause palestinienne », mais aussi leur haine, leur détestation d’un Etat honni, banni, méprisé, parce que Etat Juif.

Tout débat d’idée est utile, toute confrontation de points de vue est bénéfique et fait avancer la démocratie. La haine de soi transformée en haine de l’autre la fait reculer.

« Carnage, massacre, génocide » : le choix des mots est primordial, ils ne sont pas criés au hasard, et l’amalgame justifie, si besoin en était la condamnation de la victime que l’on a transformée en bourreau pour les besoins de la cause.

Cette haine s’exprime aujourd’hui avec passion et folie. La réaction est disproportionnée car elle exprime bien évidemment autre chose de beaucoup plus profond. Elle renvoie aux méandres de l’Histoire, et à celle de l’antisémitisme à travers les siècles.

Herbert PAGANI disait en substance qu’aucune guerre n’est propre, de là à dire qu’elle est menée par des sales juifs, il y a un pas que certains ont déjà franchi…

Les tabous continuent de sauter et les verrous de voler en éclat.

Israël est LE prétexte à cette hystérie collective, passionnelle, et exutoire de toutes les angoisses, qui s’empare non seulement de ceux nés dans les années 80, dont l’ignorance rivalise avec la bêtise, mais également des médias, des biens pensants de tous bords, des partis extrêmes (ou extrémistes), et plus généralement de tous ceux qui voient dans cette guerre contre des terroristes, le moyen de manifester leurs ressentiments à un Etat, lequel malgré son fondement démocratique, ne peut être que coupable du pire.

Où étaient donc ces 123.000 personnes au moment des massacres du Rwanda (et de la culpabilité de l’Etat Français à cet égard), des musulmans du Darfour, ou de Tchétchénie, alors même que ces tueries n’avaient RIEN de commun avec la situation que connaît aujourd’hui le Proche-Orient ?

Pourquoi ces 123.000 personnes sont-elles restées silencieuses quant les gens du Hamas assassinaient ceux du Fatah, il y a seulement quelques mois ?

Pourquoi n’avons-nous pas entendu de condamnations quand des roquettes ont abattu, non pas des israéliens, ce qui aurait sans doute paru légitime, mais deux fillettes palestiniennes ?

Pourquoi ces personnes ne réagissent elles pas au rétablissement à Gaza des lois de la charia, c'est-à-dire aux lapidations, aux mains coupées, et même à la crucifixion !!!

Pourquoi n’a-t-on rien entendu quand des roquettes s’abattaient sur Israël terrorisant ainsi la population civile pendant de longues années, sans que le monde ne s’en émeuve ?

Pourquoi donc ces personnes ont-elles tant de sympathie pour un mouvement comme le Hamas ouvertement raciste, fasciste, extrémiste, qui prône la mort comme valeur essentielle, et dont le projet est, sans autre interprétation possible, l’anéantissement d’Israël de la carte ?

Pourquoi ne peut on affirmer que si les arabes déposent les armes il y aura la paix, mais que s’il s’agit d’Israël il sera tout simplement rayé de la carte ?

Pourquoi ne dit on pas que l’Etat d’Israël, obsédé par la sécurité de sa population, a créé les infrastructures nécessaires pour la protéger des bombes, ce qui lui permet de sauver des vies, contrairement au Hamas qui continue de créer des centaines de tunnels ayant pour seul objectif de passer de l’armement sous terre ?

Pourquoi ne sait on pas où sont passés les milliers de dollars, destinés initialement à la création d’infrastructures civiles (écoles, hôpitaux…), distribués aux autorités palestiniennes par une Europe, et un monde si généreux ?

Pourquoi de s’interroge t-on pas sur les raisons du blocus égyptien, pays arabe frère et solidaire, qui n’est motivé, lui, par aucune nécessité sécuritaire ?

Cette confusion entre la barbarie et la civilisation est effrayante.

Elle est aussi le résultat d’une presse, prétendument objective, qui fait preuve, dans sa large majorité, d’une misère dans ses analyses, et pour laquelle la justesse d’une cause se mesure à son nombre de morts.

Ce traitement de l’information fait le jeu des Dieudonné, Tarik Ramadan, et autres bouffons.

Pourquoi ces personnes ne s’insurgent elles pas contre le fait d’utiliser les femmes et les enfants comme bouclier humain ?

Il est bien évident que la mort et la destruction de quelque côté qu’elles se placent sont toujours une tragédie pour l’humanité.

Pour autant, la compassion ne doit pas servir de prétexte à un aveuglement.

Elle ne doit pas non plus servir de prétexte à ce que soient commis de nouveaux actes antisémites en France, à un « Intifada à la Française ».

La France est le pays des droits de l’Homme, elle est aussi le pays de l’Affaire Dreyfus, le pays du meilleur comme du pire.

Eviter que le pire ne se reproduise aujourd’hui concerne l’humanité toute entière, y compris ces 123.000 personnes.

C’est l’affaire de tous.

Caroline.






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