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Aliya-story - Tout est possible


Dimanche 11 Septembre 2011

“Il est parfaitement possible de venir ici et de réussir. Comme on dit, en Israël, avec de la volonté et un peu de chance, ‘the sky is the limit !’”




Aliya-story - Tout est possible
Source Jerusalem Post du 6/09/2011 -fr.jpost.com

“Tout est possible”

Elle est arrivée en Israël à l’âge de 24 ans. Seule et sans certitudes. Mais sa volonté et sa détermination ont fini par l’emmener dans les plus hautes sphères de Teva.

Portrait d’Elisabeth Kogan (membre du Board de GVAHIM)

“Il est parfaitement possible de venir ici et de réussir. Comme on dit, en Israël, avec de la volonté et un peu de chance, ‘the sky is the limit !’”

Par Annick Berger Pour Jerusalem Post

Elisabeth Kogan s’est retrouvée en Israël un peu par hasard.

Après avoir terminé ses études à l’école Centrale à Paris, la jeune femme est embauchée dans l’entreprise française Sanofi.

Elle pense alors son parcours tout tracé. Il n’en sera rien.

Son destin bascule en 1996, lorsqu’elle se rend à une soirée caritative parisienne. Là, elle y rencontre l’attaché scientifique à l’ambassade d’Israël en France.

Une discussion qui va changer sa vie.

La jeune femme raconte : “Nous avons discuté et il m’a dit ‘vous, vous devez venir en Israël’. Je ne pense pas qu’il sache ce que cette phrase a déclenché en moi, ni s’il est conscient d’avoir changé ma vie, mais je lui ai alors répondu ‘qu’avez-vous pour moi ?’

Quelques mois plus tard, il me trouvait un emploi au sein de l’entreprise Teva et je débarquais en Israël”.

Elisabeth Kogan est alors âgée de 24 ans.

A son arrivée en Terre promise, elle est embauchée comme assistante marketing au sein de la société pharmaceutique Teva.

“Cela n’avait rien à voir avec mes études”, s’amuse-t-elle. “J’ai commencé tout en bas de l’échelle. C’était bien loin de ce à quoi j’aspirais. Je travaillais tout le temps, j’étais beaucoup moins payée qu’en France. En Israël, les grandes écoles françaises sont peu connues, n’impressionnent pas, ils ne comprennent pas le concept. Ici, ils veulent que vous fassiez vos preuves”, ajoute-t-elle.

Mais à force de persévérance, Elisabeth grimpe peu à peu les échelons. “J’ai pris mon temps, j’ai observé le fonctionnement de l’entreprise. De plus, j’avais la chance d’avoir une chef, puis un chef, avec qui je travaillais très bien et qui m’ont donné ma chance”.

Autre avantage, Elisabeth arrive à Teva alors que la société connaît une phase de développement exceptionnelle. Elle explique : “Teva était en pleine croissance et naturellement il y avait beaucoup d’opportunités”, explique-t-elle.

La jeune femme occupe alors de nombreux postes avant d’être nommée, il y a huit ans et à seulement 29 ans, responsable des ventes globales et du marketing global de la division chimie.

Le début du succès puisqu’elle est désormais, depuis un an, responsable recherche et développement générique global à Teva.

Une situation qui amuse cette jeune femme pétillante : “D’une certaine façon, ce travail est celui qui se rapproche le plus de mes études. Cela m’a finalement servi à quelque chose... 14 ans plus tard !”

La volonté en étendard

Elle est arrivée en Israël seule, “avec un sac à dos”. La jeune femme résume : “J’ai fait mon aliya à l’envers ! Je suis arrivée ici, je me suis plongée dans le monde du travail. Et puis au bout de 10 mois, je me suis dit que je souhaitais rester en Israël. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai fait mon aliya”.

Elle le dit elle- même, Elle a fait les choses “légèrement”.

Arrivée à Tel-Aviv, elle s’installe en colocation et tente de s’acclimater au pays.

“Ma démarche n’était pas investie d’une angoisse de réussir. Je me suis laissée porter par les événements. Arrivée seule, j’ai dû m’adapter, je n’avais pas le choix. Il fallait que je rencontre des gens”.

Principal obstacle, la langue, qu’elle ne parle pas.

Mais son intégration au monde du travail va lui permettre de surmonter rapidement cette difficulté. “Je me souviens, j’étais à Teva depuis six mois quand ma responsable m’a demandé de faire un compte-rendu d’une réunion très importante. Et bien entendu, tout se passait en hébreu. J’étais concentrée pendant toute la réunion pour essayer de tout comprendre. J’observais fixement les participants afin de déchiffrer les expressions sur leurs visages et déceler leurs réactions : savoir s’ils approuvaient ou non ! Cela a été très instructif”, s’amuse-t-elle.

Autre défi : la culture israélienne.

Elisabeth explique : “Les olim me demandent souvent comment faire pour s'adapter a une culture plus directe et parfois plus vocale.

Ma philosophie personnelle est de rester soi même et de conserver sa personnalité, tout en s’adaptant à la culture et en apprenant à faire passer ses idées de façon différente. Je suis restée moi-même et cela a fonctionné”.

Poursuivre sa route... à cause des cafards

Pourtant, malgré les difficultés, Kogan n’a jamais baissé les bras. “Il ne faut pas s’attendre, en arrivant ici, a ce que lfemployeur vous confie un poste important. Il ne juge pas quelqufun qu'fil ne connait pas. C'est pourquoi je conseille souvent aux Olim de rentrer sur le marche du travail Israelien au plus vitememe a des postes plus bas que ce qu'ils avaient dans leur pays d'origine - pour pouvoir faire leurs preuves.

Et d''ajouter : Il est parfaitement possible de venir ici et de reussir.

Comme on dit en Israel, avec de la volonte et un peu de chance, "the sky is the limit !"

Aujourd'hui, Elisabeth Kogan vit avec son mari israelien, rencontre dans un supermarche, un vendredi, il y a 13 ans.

Si elle se definit a la fois comme israelienne et francaise, elle decrit ses filles comme tres israeliennes, notamment par leur force de caractere et leur personnalites extraverties, s'a'muse-t-elle.

En 15 ans de vie en Israel, Kogan n'a jamais doute ni souhaite repartir en France. Jamais... ou presque.

Elisabeth raconte : "J'ai un peu honte, mais j'ai failli quitter Israel a cause des cafards !"

Et de preciser : "J'habitais dans un appartement au rez-de-chaussee ou il y avait enormement de cafards. Un soir, c'en etait trop, et j'ai fondu en larmes. J'ai pense tout quitter. Et puis j'ai appele mon pere qui m'a tout simplement conseille de demenager. Depuis je nfai plus jamais doute. Avoue-t-elle, un peu genee.

Et ni les violences en Israel, ni les difficultes d'adaptation n'auront raison de cette Francaise determinee.

Et elle le dit elle-meme : "Je ne souhaite qu'une chose : qu'Israel puisse vivre en paix ou au moins dans une situation stable. C'est tout ce que je demande !".

Elisabeth Kogan ou quand simplicite rime avec volonte. 





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