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Analyse : les manuels d’Histoire en question par un enseignant du sérail


Mercredi 14 Septembre 2011

On a tout dit du manuel Hachette .PRIMO vous soumet la première analyse exhaustive du sérail par des enseignants hautement qualifiés pour le faire

Manuels d'Histoire en question
Analyse : les manuels d’Histoire en question par un enseignant du sérail




On a tout dit du manuel Hachette .PRIMO vous soumet  la première analyse exhaustive du sérail par des enseignants hautement qualifiés pour le faire

Manuels d'Histoire en question
Analyse : les manuels d’Histoire en question par un enseignant du sérail
 
Les nouveaux manuels scolaires destinés aux classes de Première auront, décidément, provoqué de nombreux remous cet été, depuis les propos de Claude Lanzmann sur la présumée mise au ban du terme de Shoah dans les manuels d’histoire jusqu’à la levée de boucliers de la « droite populaire » contre les développements réservés à la théorie du genre dans certains ouvrages de SVT (sciences de la vie et de la terre).

Mais la polémique la plus grave concerne sans conteste un manuel d’histoire publié à l’occasion de cette rentrée par la maison Hachette.

Celle-ci, sans doute soucieuse de renouveler ou d’enrichir son offre, vient de publier non pas un mais deux manuels d’histoire destinés à aider les professeurs à mettre en œuvre le nouveau programme de la classe de Première.

À côté du manuel « historique » dirigé depuis plus de trente ans par Jean-Michel Lambin, l’éditeur a cru bon de faire paraître, sous la marque « Hachette-Istra », un second manuel dirigé par Pascal Zachary, professeur au lycée Poincaré de Nancy.

Or, loin d’apporter de quelconques innovations pédagogiques, ce dernier ouvrage s’est fait remarquer pour son traitement de la question israélo-palestinienne et est aujourd’hui sous le feu des critiques.

Le CRIF a été parmi les premiers (avec Primo, ndlr) à mettre en cause la partialité dont ferait apparemment preuve M. Zachary dans les pages de son manuel traitant le conflit israléo-arabe.

Mais, à sa suite, des associations telles que « Europe-Israël » ont nourri la polémique sur Internet en accusant notamment le manuel incriminé de faire « fi de toute présence juive avant la guerre [de 1948] » et de donner une vision déformée du conflit israélo-arabe par l'utilisation de cartes et de documents destinés à « former de futures générations de pro-Palestiniens et d'anti-Israéliens ».

L'usage par M. Zachary du terme polémique de « nakba »

Pour désigner les mouvements de populations palestiniennes pendant la guerre de 1948 a, en particulier, suscité les plus vives critiques. Face à l'ampleur prise par la polémique, Hachette a publié le 5 juillet un communiqué annonçant que le « spécimen destiné aux enseignants d’un manuel d’histoire Hachette-Istra pour des classes de 1ère » serait modifié. Ce communiqué explique que le texte de M. Zachary sera modifié « après relecture ».

Or, il apparaît comme évident qu'un manuscrit est déjà lu et relu plus de dix fois - première mouture du manuscrit, manuscrit définitif, « premières », « secondes », « troisièmes » et « bon à tirer » (BAT) - par le directeur de collection, l'éditeur et le responsable éditorial, avant l'étape finale de la publication.

Ce « après relecture » sème un large doute sur le sérieux du travail effectué par le directeur de collection, l’éditeur et le responsable éditorial, notamment sur le Moyen Orient, souvent présenté chez les éditeurs scolaires en général, et chez Hachette en particulier, comme une « question sensible ».

Présenter l’édition 01 envoyée aux professeurs en mai comme une « épreuve non diffusée », un « spécimen » ou encore un « échantillon » relève, au mieux, de la galéjade. Le malaise s'est installé au sein même des co-auteurs du manuel dirigé par M. Zachary.

C'est ainsi que Ianis Roder, responsable de formation au Mémorial de la Shoah et co-auteur du manuel incriminé, relève que son directeur de collection a commis des erreurs « fondées et graves » et n’a pas été « assez vigilant sur ces pages », comme on pouvait le lire récemment sur « Leblogdenoach ».

Les réponses embarrassées de l’éditeur ont été suivies d’une réponse peu claire du directeur de collection, Pascal Zachary. Dans une interview aux Inroks, il reconnaît certaines erreurs, précisant : « on va en tenir compte dans nos modifications » (LesInrocks.com actualité, 6 juillet).

Or, si tout le monde est d'accord pour reconnaître aujourd'hui des erreurs - et même des « erreurs graves » si l'on en croit M. Roder -, pourquoi le responsable éditorial ne les a-t-il pas corrigées avant de signer le « bon à tirer » conduisant à la publication?

Si elle n’ont pas été corrigées, n’est-ce pas plutôt parce que le responsable éditorial partage le point de vue exposé dans les pages incriminées?

La cacophonie est aujourd'hui amplifiée par une contre-campagne des pro-Palestiniens dénonçant le « lobby juif » chez Hachette, « lobby » qui, selon eux, serait à l’origine de la modification du texte de plusieurs manuels, celui de M. Zachary, mais aussi un manuel de Français destiné aux classes de Quatrième.

Fin août, Hachette–Istra a finalement modifié le manuel Zachary Première et en particulier sa page 139, objet de la polémique :
- La carte du partage de la Palestine a été expurgée des massacres de juifs et d’arabes, des territoires conquis par Israël en 1948-1949 et des frontières des armistices de février-juillet 1949, ce qui en fait, de facto, une carte du PROJET de partage de la Palestine, avant la proclamation de l’Etat d’Israël, sans que le mot « Israël » ait à être utilisé : la carte semble toujours nier l’existence d’Israël.
- La photo illustrant la « nakba » a changé de légende ; elle est maintenant légendée « villageois arabes évacuant leurs maisons le 18 avril 1948 », tandis que les « conquêtes de l’armée israélienne » de l’édition 01 sont remplacées par « les opérations militaires entre l’armée israélienne et les armées arabes ».
- La volonté de nier à la fois l’agression des armées arabes et l’existence d’une guerre provoquée par les Etats arabes est encore plus évidente !
- La définition de la nakba a été modifiée : ce n’est plus une « expulsion » mais un « exode », et l’auteur a cru bon d’ajouter que celui-ci était « commémoré chaque année par les Palestiniens le jour de la création de l’état (sic) d’Israël » ; on remarquera au passage l’absence notable d’un « E » majuscule qui s’imposerait pourtant au mot « État ».

Apparemment les « experts » qui ont été consultés si l’on croit le communiqué de Hachette du 25 juillet sont tous pro palestiniens. Les modifications vont toutes dans le sens d’une volonté d’affirmation du caractère « pro palestinien » de ce manuel Zachary.

Face aux erreurs et aux errements qui ont frappé ce premier manuel dirigé par M. Zachary, on aurait pu s’attendre à ce que la maison Hachette ne réitère pas pour l’an prochain - et donc pour les nouveaux manuels de Terminale à paraître l’été prochain - l’expérience de la double collection, M. Zachary chez Hachette-Istra et M. Lambin chez Hachette Éducation.

En toute logique, l’éditeur aurait dû se « replier » sur la collection Lambin qui existe depuis bon nombre d’années…

Il n’en est rien : non seulement la collection Zachary est renouvelée, mais c’est Jean-Michel Lambin, dont le manuel n’a pourtant pas suscité la polémique entourant son concurrent interne, qui s’est vu remercier.

                                                                                                              Mylène Micothon© Primo, 14-09-2011

Source Primo Europe
 






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