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Discours de Richard Prasquier au dîner du CRIF (Verbatim)


Lundi 13 Février 2012

Le président du CRIF s'est adressé au millier de convives venus prendre part à son grand dîner annuel républicain.




Discours de Richard Prasquier au dîner du CRIF (Verbatim)
Source CRIF

Ci-après le texte intégral ainsi que l'enregistrement de de son allocution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Discours du président du CRIF, Richard Prasquier,

Dîner du CRIF

Mercredi 8 février 2012

 
Monsieur le Président de la République,
 
Merci de nous honorer de votre présence. Cette année plus encore que les précédentes, nous voulons  faire du diner du CRIF un lieu de rassemblement. Ici, les antagonismes de la cité laissent place à une convivialité qui accentue ce qui unit, qui est intangible, plutôt que ce qui oppose, qui est conjoncturel. Ici sont assis des hommes et des femmes dont les opinions divergent et dont certains vont bientôt se disputer le suffrage universel. Nous sommes fiers de les voir ici avec le CRIF et ses invités de la société civile.
 
Nous sommes à la veille d’échéances politiques majeures qui détermineront l’avenir de notre pays.
 
Les Juifs participent pleinement à la communauté nationale et comme leurs concitoyens choisiront sur un projet de société et des questions d’économie. Mais le CRIF considère qu’il y a des lignes jaunes à ne pas franchir, envers ceux qui distillent un discours de préférence ethnique et envers ceux qui diabolisent Israël et appellent à son boycott.
 
Sur certains sujets, beaucoup d’entre nous ont une sensibilité particulière. Elle est parfaitement légitime et ne contrevient pas à l’intérêt général.
 
L’Europe nous importe. Une partie de nos ancêtres l’ont sillonnée pendant deux millénaires, Européens avant l’heure et parfois sans le savoir, apportant au monde moderne une part notable de ses succès. Une Europe en crise nous inquiète, car nous savons que les crises ne se limitent pas à l‘économie.
 
Dans l’Union européenne, la paix entre les Etats et la démocratie interne à chaque pays sont des pré requis. Sans cette Union, combien de  pays européens auraient-ils basculé dans la dictature?
 
Aujourd’hui, voici revenus les nationalismes autarciques que l’on croyait hors d’âge. Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie. Le rempart européen ne doit pas se fissurer.
 
Plusieurs d’entre eux s’approchent du pouvoir. Certains ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d’autres non. Mais c’est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire. Le Front National fait partie de cette nébuleuse européenne. Les tentatives de sa présidente de changer d’image ne trompent pas qui connaît son histoire et son entourage. Le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c’est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne et son père, mentor et président d’honneur y a joint sa plaisanterie douteuse habituelle. Il y a 10 ans, on aurait massivement protesté. Il semble que certains s’habituent. Pas nous. Nous ne voterons pas pour le Front National.
 
L’Europe a un trou noir, c’est Auschwitz ; lieu d’effroi, d’histoire et de mémoire; Samuel Pisar nous prévient que c’est aussi un lieu d’avenir, « une alerte pour l’humanité des horreurs qui pourraient survenir dans le futur». La leçon d’Auschwitz est permanente et universelle. Les responsables n’ont pas agi à cause de la peur, de la méchanceté ou de la folie, mais sous l’effet d’un endoctrinement qui déniait aux Juifs la qualité d’êtres humains.
 
 Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd’hui d’autres nazis, qui viennent d’un Islam dévoyé, et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs.
 
C’est avec ces mots d’introduction que le grand mufti de Jérusalem avait été appelé à la tribune. Son discours a été bref « Le noble hadith est fiable, a-t-il dit, qui enjoint aux musulmans, pour hâter les jours du jugement, de tuer tous les Juifs; ceux-ci se cacheront derrière des arbres, mais ces arbres les dénonceront: un Juif est derrière moi, Musulman, tue-le…… » C’était y a un mois, le 9 janvier 2012, dans le nord de Jérusalem. Le texte est celui de l’article 7 de la charte du Hamas. Mais cette fois, celui qui l’a prononcé, nommé par le Président de l’Autorité Palestinienne, est le plus haut dignitaire religieux de Cisjordanie.
 
Il y a 70 ans, le 30 janvier 1942,  Hitler déclarait que la fin de la guerre verrait la fin des Juifs. Réécoutons Samuel Pisar : « Auschwitz est une alerte pour l’humanité des horreurs qui pourraient survenir dans le futur….. ». On n’a pas voulu entendre Hitler. C’était la guerre. Ce ne l’est plus. Les paroles du mufti n’ont pas suscité beaucoup de réactions. Je vous en conjure, écoutez les : il s’exprime sans gêne, car autour de lui ces paroles sont banales, malheureusement banales.
 
Dans le monde islamiste fleurit  le négationnisme, nouvelle arme contre Israël. Il nie ou minimise la Shoah, et prétend que le vrai génocide est celui des Palestiniens… Les assassins de la mémoire pavent la route qu’empruntent les meurtriers des hommes. Il faut mesurer ces menaces  qui concernent notre monde, et pas seulement les Juifs. La Fondation Aladin ne se résigne pas à l’avenir que prépare l’éducation à la haine. Espérons que la diffusion du film Shoah par la télévision turque amorcera une ère nouvelle. Le travail est difficile.
 
Les révolutions arabes suscitent bien plus que des inquiétudes. Les cris de « Mort aux Juifs » dans une  Tunisie qui fut libérale, sont insupportables. Les Frères musulmans, dont le Hamas est une branche, ont un projet politique d’islamisation des sociétés. Les salafistes sont de plus en plus influents. Leur succès s’alimente à l’argent du pétrole versé aux partis religieux. N’oublions pas que le suffrage universel ne résume pas la démocratie s’il n’exprime que la tyrannie de la majorité.
 
Si incertain que soit le futur, j’applaudis à la chute du tyran libyen et je suis fier que la France y ait joué un rôle essentiel. Il n’y a pas d’avenir dans les dictatures et j’espère que le sinistre régime syrien sera mis hors d’état de massacrer sa population.
 
Enfin, il y a l’Iran, dont le régime négationniste appelle à la disparition du peuple d’Israël. Son programme nucléaire est près d’aboutir. Ceux qui pensent que le danger ne menace qu’Israël, qu’ils écoutent le pasteur Niemöller : « Quand on est venu chercher les Juifs, je n’ai pas protesté, car je ne suis pas Juif ; quand on est venu chercher les communistes, les francs-maçons, les syndicalistes, je n’ai pas protesté car je ne suis pas communiste, franc-maçon ou syndicaliste ; quand on est venu me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ». Je vous rends hommage, Monsieur le Président de la République, d’avoir conduit avec énergie le sursaut européen et d‘avoir toujours été d’une totale lucidité sur l’Iran et les mensonges de ses dirigeants.
 
Des Juifs ont vécu en Gaule avant qu’elle ne s’appelle la France, ils sont devenus des citoyens comme les autres pendant la Révolution et ils ont depuis pleinement participé à la communauté nationale, hormis l’infâme période où 78 000 d’entre eux furent assassinés avec la complicité de l’Etat français. Le combat pour la Mémoire, que certains dans cette salle ont porté haut, et auquel s’associe le nom de Henry Bulawko, disparu le 27 novembre, aurait pu diviser notre pays. Finalement, il l’a soudé ; en témoigne la récente cérémonie sur le rôle du barreau de Paris à l’époque du statut des Juifs. Le CRIF s’implique dans ce travail, de concert avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Mémorial et les associations de déportés. En ce 70e anniversaire de l’année 1942, l’une des pires de l’histoire du monde, je remercie le gouvernement pour l’aide financière apportée à la préservation du camp d’Auschwitz, ainsi que pour son soutien aux mémoriaux d’importance nationale tels le camp des Milles, la maison d’Izieu ou le Cercil d’Orléans.
 
L’histoire de la Shoah permet d’éprouver les valeurs de notre société. Mais il y a des lieux où cet enseignement est difficile, et où se manifeste un antisémitisme qu’on ne peut plus qualifier de nouveau.
 
Si en 2011 le nombre d’actes antisémites a diminué de 16%, 466 à 389, les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. En 2010 des violences étaient liées à la flottille de Gaza. Pas en 2011. Il y a un socle antisémite très incrusté. Et pourtant, nous savons que les pouvoirs publics font au mieux, que les locaux ont été sécurisés, que l’arsenal juridique est strict et que les services de protection de la communauté font un très bon travail. Il faut réunir le comité interministériel de lutte contre l’antisémitisme et renforcer les moyens des acteurs associatifs. Au sein de l’école publique, des enfants sont aujourd’hui harcelés parce qu’ils sont Juifs. En disant que c’est intolérable, je ne parle pas au nom de notre communauté, mais au nom des valeurs de la République.
 
Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l’antisionisme. L’antisionisme obsessionnel, c’est de l’antisémitisme. Nous le vérifions avec les manifestations pour le boycott d’Israël. Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens.
 
L’air du temps leur offre malheureusement à admirer un maitre à penser aux indignations monomaniaques dont les quinze pages d’écriture résument dans leur indigence un certain politiquement correct d’aujourd’hui.
 
Aux responsables musulmans qui, autant que nous, et avec plus de courage que nous, repoussent les appels à la haine, je veux parler sans tabou. Il y a parmi les auteurs d’actes antisémites un certain nombre de personnes de confession musulmane. Passer ce constat sous silence, c’est se complaire dans une hypocrisie qui fait le jeu des extrémistes. Mais s’en servir pour stigmatiser une population entière, c’est ignoble. Nous devons rejeter le chacun pour son groupe, développer un travail de réflexion et de propositions, discuter sans complaisance de nos divergences et de nos convergences, comme nous l’avons fait récemment à la Grande Mosquée de Paris. Montrons que la raison l’emporte sur les prédictions des Cassandres résignées. C’est ainsi que nous jouerons notre rôle dans la diffusion des valeurs républicaines dont la fraternité n’est pas la moindre.
 
Le Crif travaille beaucoup au dialogue interculturel ou interreligieux où se féconde l’altérité: avec les gens du voyage, encore discriminés dans leur propre pays, les Africains, Berbères, Arméniens –à qui je veux témoigner, avec émotion, notre fraternité de mémoire- Antillais –avec qui nous échangerons sur l’esclavage dans un mois à la Guadeloupe-, ou les chrétiens, avec qui notre amitié est ancienne et profonde.
 
Les liens interreligieux se structurent dans l’atmosphère vivifiante de la laïcité, par la loi de 1905, dans les plis de laquelle les religions mènent leur vie propre avec leurs exigences particulières sous l’autorité de la loi française et grâce à la concertation qui résout bien des questions délicates. En araméen, dina de malkhuta dina, la loi du pays est la loi.
 
Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,
 
Israël est au centre de nos affections et de nos préoccupations ; nous participerons le 18 mars à la Mutualité à une manifestation en son honneur avec tous les amis d’Israël.
 
Je n’ai jamais hésité à exposer aux pouvoirs publics mes critiques quand je le pensais nécessaire. Je témoigne que le dialogue a toujours eu lieu avec franchise et respect. Nous avons été interloqués du soutien de la France à l’entrée de la Palestine à l’UNESCO, ce lieu dédié à la culture, à la science et à l’éducation, sans qu’il y eût d’exigence en retour, sur un enseignement à la haine qui ne fait que croître et sur les projets négationnistes visant à effacer les souvenirs juifs de la mémoire de cette terre, qui vont probablement se multiplier sur les bureaux  de l’Assemblée.
 
Certains me contestent le droit de parler d’Israël, au motif que c’est un Etat étranger ou que « je ne les représente pas ». Je représente qui se sent en harmonie avec le CRIF, c’est-à-dire une portion très appréciable de la communauté juive de France. Nous n’avons pas à approuver ou non les décisions du gouvernement israélien mais d’expliquer quand les commentaires sur ces décisions nous paraissent esquiver une partie de la réalité et nuire injustement à l’image d’Israël dans notre pays. C’est notre rôle statutaire, et nous nous y tenons. Ce n’est pas un rôle partisan.
 
Je ne m’interdis pas les critiques sur Israël. Quand des groupes émettent des exigences incompatibles avec l’égalité entre les hommes et les femmes, il faut tirer la sonnette d’alarme, même s’ils sont très minoritaires dans le monde religieux lui-même.
 
Mais en matière politique, français et président d’un CRIF où les sensibilités sont diverses, je serais présomptueux de considérer que mes engagements personnels doivent prévaloir sur les choix de tel ou tel gouvernement israélien librement élu, soumis à la critique interne, respectant les règles démocratiques et jouissant d’un enviable soutien populaire. Israël est une démocratie.
 
Certains de mes amis, ou anciens amis, qui sait, m’ont dit que mes déclarations s’écartent de l’humanisme dont j’aurais fait preuve avant d’être président du CRIF. Ma personne est sans intérêt, ce qui importe est ce que cette remarque implique : ceux qui sympathisent avec Israël ne seraient pas des humanistes. Je m’inscris en faux contre cette assertion.
 
La qualité d’humaniste ne se décrète pas par des ukases; elle s’éprouve dans le quotidien des positions.
 
Est-il un humaniste, celui qui traite d’apartheid un pays où Omar Barghouti, un étudiant palestinien d’une université publique écrit un livre appelant au boycott pour détruire Israël et continue ses études comme si de rien n’était ? Un pays où un tribunal présidé par un juge arabe envoie en prison un ancien président de l’Etat ?
 
Est-il un humaniste, celui qui après un reportage diffusé par sa chaine, qui a soulevé une tempête de haine et qui est pour le moins sujet à caution, refuse qu’il soit soumis à expertise?
 
Celui qui se félicite du rapport Goldstone, mais omet de signaler que le juge s’est rétracté ?
 
Celui qui laisse Mahmoud Zakhar, dirigeant du Hamas, justifier par l’autodéfense les tirs de roquettes sur des civils sans l’interroger sur l’article 7 de sa charte qui prône l’élimination des Juifs ?
 
Est-il un humaniste, celui qui pour justifier l’horreur, appelle bébé colon Hadas Fogiel, trois mois, égorgée avec toute sa famille, le 13 mars 2011, dans la quasi-indifférence des médias ?
 
Est-il enfin un humaniste celui qui dans un magazine  diffusé en octobre dernier, travestit le langage et prétend que les soldats israéliens tirent à vue alors qu’ils tirent des coups de semonce ?
 
Il est inacceptable qu’une information militante diabolise Israël en distordant les faits. En réponse aux allégations de cette émission, le Crif a produit un DVD de 30 mn. Il vous sera remis ce soir.
 
La délégitimation cible aussi ceux qui soutiennent Israël. Ceux-là pensent mal. Ils ne bénéficient plus des réseaux de solidarité professionnelle ; ils seront marginalisés, leurs publications ne seront pas ou peu diffusées, leurs opinions ne seront pas sollicitées. Comment appeler cela autrement que censure et prétendre que c’est le CRIF qui demande la censure, alors qu’il ne demande que l’équilibre ?
 
Que mes amis se rassurent, je suis resté humaniste, mais que vaut l’humanisme sans la lucidité ? L’humaniste ouvre sur la planète ses deux yeux et pas un regard borgne. Il ne masque pas la poutre pour mettre la paille en relief, il considère  qu’il faut protester plus fort contre les appels à la haine à  Jérusalem Nord que contre les avis à construire des appartements sur des terrains vides à Jérusalem Sud, tels Gilo, un quartier qui fut juif avant 1948, qui l’est de nouveau depuis 1967  et qui le restera certainement quel que soit le résultat des pourparlers israélo-palestiniens.
 
Un regard déséquilibré ne fait que réactiver les animosités réciproques. Ceux qui entendront plus souvent un reportage équilibré sur Israël, accepteront mieux un reportage équilibré sur la Palestine. Pour qu’il y ait deux états pour deux peuples il faut dire la vérité sur chacun de ces peuples.
 
La vérité d’Israël, c’est que les mères de ce pays sont angoissées à l’idée des trois ans que leurs fils devront passer au service militaire, non pas pour défendre des frontières, mais pour défendre la survie de leur pays.
 
La vérité d’Israël, c’est sa créativité scientifique, technique ou artistique: en 10 ans, quatre Nobel en chimie et deux en économie. Notre invité d’honneur israélien ce soir est M. Dan Shechtman, du Technion, prix Nobel de chimie 2011, venu avec le maire de Haifa, M.Yona Yahav. M.Shechtman est un chercheur prestigieux, et un homme charismatique, que passionne l’éducation des  jeunes.
 
La vérité d’Israël, c’est qu’il est l’Etat du peuple juif, et que le centre spirituel et la capitale historique du peuple juif, c’est Jérusalem. Et la réalité du conflit, Monsieur le Président de la République, est que, malgré tous nos espoirs, tous vos espoirs, les dirigeants palestiniens ne reconnaissent toujours pas cette vérité-là ; nous ne les avons pas vus avec une carte contenant le nom d’Israël, nous ne les avons pas entendus admettre que Jérusalem est un lieu fondamental du judaïsme. Il suffirait de quelques mots pour que le climat change. Malheureusement, le discours des modérés se radicalise car les radicaux, qui pensent que les temps leur sont favorables, font  pression sur eux.
 
Nous, qui sommes en même temps si loin et si près du conflit, que devons-nous faire ? Nous devons avec nos partenaires donner l’exemple du dialogue, désamorcer les animosités, ouvrir des passerelles, assumer la complexité, ne pas laisser l’émotion, qu’on manipule si facilement, diriger nos actions. Ce sera notre contribution à la lutte contre l’antisémitisme et pour la paix. Etre solidaires, être fraternels, mais être francs et être lucides. Soyez assuré que le Crif ne manquera pas à ses devoirs.
 
Monsieur le Président de la République,
 
Depuis cinq ans, il y avait dans mon discours une invocation à Gilad Shalit et dans le vôtre, ou celui du Premier Ministre, une référence à l’importance particulière que vous attachiez à sa libération. Vous avez rappelé au monde que Gilad était français, et que sa capture était aussi une agression contre la France. Les Shalit savent ce qu’ils vous doivent, et nous sommes honorés mais pas surpris qu’ils aient réservé  leur première visite hors d’Israël pour vous remercier. J’espère qu’un jour viendra où Gilad lui-même pourra venir incognito ou presque à un futur diner du CRIF.







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