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Double langage, par Meïr Waintrater


Vendredi 18 Juin 2010

Vous avez entendu parler de l’affaire Utopia – une chaîne de cinémas d’art et d’essai, dont la direction a jugé bon de déprogrammer un film israélien pour le remplacer par un film anti-israélien. Il s’agit, nous a-t-on expliqué, d’un geste de protestation contre l’attaque de la flottille de Gaza.




Double langage, par Meïr Waintrater
Le film israélien ainsi déprogrammé est «À 5 heures de Paris», de Léon Prudovsky. Une comédie, dont L’Arche avait d’ailleurs dit le plus grand bien. Un film pas du tout politique. Mais, pour les maîtres censeurs d’Utopia, il est israélien et c’est une raison suffisante pour le déprogrammer.

Protestations un peu partout, à gauche comme à droite, tergiversations et palinodies du côté d’Utopia. Finalement, on nous annonce que le film reste déprogrammé mais qu’il sera sans doute reprogrammé en juillet.

Passons sur cet épisode, qui n’est pas à l’honneur de la culture française. Ce sur quoi je veux revenir aujourd’hui est la lettre publiée par Eyal Sivan, un cinéaste d’origine israélienne et violemment antisioniste. Une lettre où Sivan aboie avec les loups en invoquant «la question des relations entre le cinéma israélien et le pouvoir israélien». Bref, tous les cinéastes israéliens sont condamnables et boycottables, sauf Eyal Sivan et ses amis.

Le plus drôle dans tout cela est qu’Eyal Sivan lui-même, lorsqu’il espérait, il y a trois ans, recevoir une subvention publique israélienne pour son dernier film, jurait ses grands dieux qu’il était contre tout boycott du cinéma israélien. Nous racontons cela en détail dans le numéro de juin de L’Arche, sous le titre «Le double langage d’un cinéaste». Voici ce qu’Eyal Sivan déclarait au quotidien Yediot Aharonot : «Je ne me suis jamais associé à des appels au boycott. Au contraire, je critique ces appels. Le boycott est, à mes yeux, une absurdité.»

À l’époque, M. Sivan espérait recevoir des financements publics israéliens. Aujourd’hui, il crache sur ceux qui reçoivent de tels financements.

Tout commentaire de ma part serait inutile.

Billet diffusé sur RCJ le 16 juin 2010






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