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Durban 2. : Prasquier préside une conférence sur Israël


Samedi 25 Avril 2009

Il aura fallu attendre la fin précipitée des travaux de la Conférence de Durban 2 avec l’adoption anticipée, par acclamations, du document final, pour que, grâce à l’action opiniâtre d’organisations juives et non-juives, parmi lesquelles le CRIF, les vrais questions, qui n’avaient pas pu être traitées en plénière, soient enfin abordées.




Il aura fallu attendre la fin précipitée des travaux de la Conférence de Durban 2 avec l’adoption anticipée, par acclamations, du document final, pour que, grâce à l’action opiniâtre d’organisations juives et non-juives, parmi lesquelles le CRIF, les vrais questions, qui n’avaient pas pu être traitées en plénière, soient enfin abordées.

Deux symposiums d’excellente qualité se sont en effet succédés le 22 avril 2009 dans l’auditorium du Théâtre Léman de l’Hôtel Kempinski. Venus de plusieurs villes de France, des centaines de militants ont rejoint pour la journée les participants déjà sur place depuis deux jours. C’est ainsi, par exemple, que le délégué du CRIF de la région Rhône-Alpes, Marcel Amsellem, avait affrété trois cars au départ de Lyon. Le B’naï B’rith de France, Siona, Libi, le comité français de représentation territoriales des juristes juifs, l’UPJF, la WIZO, et d’autres organisations s’étaient également mobilisées. Dès lors, plus de cinq cents personnes ont délaissé les bords ensoleillés du Léman pour se retrouver avec ferveur et enthousiasme dans l’auditorium.

Intitulée « Conférence contre le racisme, la discrimination et la persécution », la séance du matin », organisée sous l’égide d’une trentaine d’associations et d’institutions parmi lesquelles le CRIF, l’AJC, Le B.B., l’UEJF, qui a joué un rôle remarquable tout le long de la conférence, le CRAN, la LICRA, l’UPJF, UN Watch ou encore le Grand Orient de France, a permis d’auditionner, lors de différents panels, des intervenants exceptionnels. Après le père Patrick Desbois, omniprésent depuis le début de Durban 2, l’ancien ministre de la Justice du Canada, Irwin Cotler, a fustigé vivement l’attitude des dirigeants iraniens qui diabolisent tout au long des jours l’État d’Israël, un État considéré par eux comme « nazi et pratiquant l’apartheid », allant même jusqu’à parler de « bactérie malfaisante à éliminer ». Irwin Cotler est revenu sur la honte qu’a été, selon lui, la présence de Mahmoud Ahmadinejad, le 20 avril aux Nations unies. Très applaudi, il a également fustigé la comparaison monstrueuse faite par certains entre les actions d’autodéfense de Tsahal, l’armée d’Israël et la Shoah. Enfin, abordant les vrais problèmes de la planète, ceux dont on n’aura pas parlé à Durban 2, Irwin Cotler a évoqué le sort indigne des femmes dans certains pays et considéré comme très insuffisante l’action internationale dans la tragédie du Darfour.

Les femmes, sujet oublié que n’a pas manqué de développer avec talent et conviction, Dounia Ettaib, jeune musulmane, vice-présidente de l’association des femmes marocaines d’Italie. En préambule, elle a rappelé, ce que l’on a souvent tendance à oublier dans certains milieux, à savoir que pour le Coran, « les fils d’Israël sont le peuple de Dieu ». Pour elle, il y a une certaine antinomie entre la volonté récemment affichée du président Obama de nouer des liens avec les talibans afghans et l’entrée souhaité de l’Afghanistan dans la modernité. Elle a mis l’accent sur la dure condition des femmes en terre d’islam, notamment en Afghanistan, en Irak et en Iran. En Arabie Saoudite, les femmes ne sont pas autorisées à conduire une voiture. La polygamie perdure, la femme, considérée comme une éternelle mineure, est inférieure à l’homme. Pourtant, des femmes de tête ont existé au cours des siècles dans le monde musulman, telle Aïcha ou encore Rabbya El Adaouia. La gauche mondiale critique souvent le pape pour ses positions rétrogrades, mais rien n’est dit sur le sort de la femme musulmane injustement maltraitée. Dounia Ettaib a apporté un témoignage précieux sur la Chine, où, de nos jours, dans certaines régions, on pratique l’avortement sélectif quand l’embryon s’avère être de sexe féminin. Usage, dit-elle, qui existe aussi en Europe et nul n’a le courage d’en parler. Quant à la mutilation génitale qui est courante en Afrique, ce n’est pas une pratique musulmane, mais la tradition l’a intégrée comme symbole de la soumission de la femme. Il faut, dit l’oratrice, faire un choix et se poser la question : « Qu’est ce qui est le plus important : la tradition ou la personne ? ». Citant le roi Mohammed VI qui a initié une réforme du statut de la femme au Maroc et qui a pour conseiller André Azoulay, Dounia Ettaib a martelé : « Le sexisme est une forme de racisme. La polygamie est une forme de racisme. Le voile est une forme de racisme. Les mutilations génitales sont une forme de racisme. Les interdictions faites aux femmes musulmanes sont une forme de racisme. »

« L’avortement sélectif en Chine et ailleurs est une forme de racisme ». « La femme a un génie égal à celui de l’homme. Nous, femmes arabes et musulmanes n’auront de cesse que lorsque cette situation aura changé ». Des propos rafraîchissants et courageux qui changeaient des litanies encore entendues peu avant la fin des travaux de Durban 2 où des délégués continuaient, d’une voie monocorde à assommer le public avec leurs insanités sur Israël.
Dans un autre registre, celui de la dure condition des homosexuels, sujet lui aussi passé à la trappe à Durban 2 sous la pression de certains pays, Louis Georges Tin, dirigeant du CRAN
( Conseil représentatif des Institutions Noires de France) et créateur de la Journée Internationale contre l’Homophobie, regrette qu’on ait exclu les questions relatives à l’homosexualité de Durban 2. « En Iran, les homosexuels sont pendus, en Arabie Saoudite, ils sont décapités ». Pour L.G. Tin , les homosexuels font face à trois types de problèmes : la pénalisation, liée à l’héritage colonial. Elle est toujours en vigueur dans 80 pays, notamment musulmans et punie de peine de mort dans 10 d’entre eux, la stigmatisation et la discrimination ( Travail, logement, famille). En conclusion, l’orateur a formé le vœu qu’un jour viendra où tout le monde puisse vivre librement.

Comme à l’accoutumée, l’intervention de Bernard-Henri Lévy, très attendue, a été le clou de cette réunion. Évoquant la déception de l’ambassadrice du Rwanda à l’ONU, ave laquelle il venait de s’entretenir ou encore celle des Intouchables indiens, damnés parmi les damnés, le philosophe s’est exclamé : « Tout ça pour ça !!! ». « Quel échec, oui, quelle mascarade !! ». Pour BHL, la Conférence de Durban 2 a été kidnappée par l’assassin, le massacreur des Droits de l’Homme, Ahmadinejad. Quelle déception pour toutes les victimes des esclavages des temps modernes qui pensaient enfin trouver une tribune à la mesure de leurs malheurs : les Congolais et les Dalits et tant d’autres encore. BHL, brandissant le nez rouge de clown qui restera comme le symbole de Durban 2, a vivement félicité les militants de l’UEJF conduits par Richard Haddad pour leur belle action faite « au nez et à la barbe des assassins ». Cela dit, cette Conférence pose problème. On n’aura parlé ni du Burundi ni du Sri Lanka, ni du Soudan ni de la Mauritanie, ni du Darfour ni des victimes oubliées de la guerre des Moluques. « Mais qu’est ce qui se passe sur cette planète si on n’est ni un « monstre »Israélien ni un « saint » Palestinien? ». « Si on est, par exemple, un simple paysan colombien. Eh bien, en ce début du 21 ème siècle, on n’existe pas ! »

« Après le scandale de Durban 1, après le scandale de Durban 2, le problème central auquel les amis des Droits de l’homme vont avoir à faire face est qu’il va falloir renforcer la gouvernance de l’ONU et en particulier le Conseil des DDH. Il faut éliminer la clique de dictateurs, le quarteron, la bande de gangsters et de voyous qui ont pris l’ONU pour une entreprise de blanchiment de leurs propres forfaits ». Pour BHL, il faudra trouver de manière urgente une formule. « Oublions très vite Durban 2, Ahmadinejad et consorts, pour préparer Genève 3 ».

Dans l’après-midi, sous la présidence de Richard Prasquier qui a insisté sur le fait que le texte final adopté à Durban 2 constituait, malgré la référence malheureuse, mais légalement impossible à éviter, à Durban 1, une avancée remarquable par rapport aux textes qui circulaient dans les chancelleries depuis des mois, un second symposium intitulé « Rally for Israel, Human rights and Peace », a permis, souvent par le biais de petits films émouvants de montrer des faces méconnues d’Israël : la diversité de sa population et son action humanitaire internationale. Quand un Bédouin, Jamal Alkirnawi, met en avant avec fierté sa citoyenneté israélienne, son frère, militaire de carrière, son parcours à l’université Ben Gourion du désert, quand une Juive éthiopienne, Pnina Gaday, raconte son parcours et celui de sa famille, quand on découvre qu’il y a des Israéliens venus du Viet-Nâm comme Vaan Nguyen, quand le docteur Sion Houri, natif de Tunis, nous présente les travaux médicaux de pointe réalisés sous sa direction en Israël, on réalise combien le tableau noir d’Israël et du sionisme brossé par ses ennemis est mensonger.

La réunion de l’après-midi a été organisée par une coalition de grandes organisations dont le CRIF. Elle comprenait également l’AJC, la Sohnout Hayeudit, ELNET, « Conference of presidents of Major American Jewish Organizations », Stand With Us, Haistadrout Hatsionit, B’nai Brith International, SIG FSCI, Legacy Heritage Fund, ACOM, AIJAC, Ben Gurion University, Coordination Council of German NGOs against anti-semitism, EFI, European Coalition for Israel, Israel Empowerment Fund, France-Israel General Koening, Honestly Concerned, The Israel Project, CIJR, Keren Hayessod, Siona, Defend Jerusalem, Samdundet Sverige-Israel, Suisse Israel, l’UEJF, l’UPJF, la VIZO, WJUS, et Swedish Israel Information Center.Le comité d’honneur de cette réunion comprenait une représentation très importante du CRIF : Roger Cukierman, président d’honneur, Ariel Goldman et Meyer Habib, vice-présidents, et Francis Khalifat, trésorier.

La journée s’est achevée par un rassemblement sur la Place des Nations avec de nombreuses interventions dont celle de Nathan Chtcharansky et de Claude Goasguen, ami fidèle s’il en fut, du peuple juif et d’Israël.

Bravo aux organisateurs et aux sponsors de cette belle journée du 22 avril 2009 qui aura effacé les turpitudes des travaux insipides et de l’intrusion scandaleuse du dictateur iranien de Durban 2.







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