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Israël a la pointe des énergies alternatives


Vendredi 30 Décembre 2011

Une pénurie d'énergie peut entrainer pauvreté, terrorisme, guerre




Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68490.htm

Le Conseil d'Education Superieur a annoncé que le quatrième centre I-CORE (Israeli Centers of Research Excellence) sera dirigé par le Professeur Gideon Grader, directeur du Grand Programme d'Energie du Technion (GTEP), et qu'il servira comme Centre d'Excellence dans les Energies Alternatives. Cette initiative comprend 27 chercheurs du Technion, de l'Institut Weizmann et de l'Université Ben Gurion du Negev. Il travaillera tel un consortium pour les énergies solaires. Le centre, choisi par un comité international, a prévu d'employer au moins trois chercheurs de plus cette année venant d'Harvard, de l'Université du Michigan et de l'Université de Strasbourg. La création de ce centre se place dans un contexte géopolitique plus global dans lequel Israël veut tirer son épingle du jeu.

Suite aux accidents nucléaires, aux conflits globaux dans les régions riches en pétrole, aux nouvelles sources de réserves gazières israéliennes, aux multiples innovations dans le secteur de l'exploitation des ressources naturelles, la crise énergétique impacte à la fois les milieux de la politique, de l'économie, des technologies et de la recherche.

Jamais auparavant, la décision de mettre en place le centre multidisciplinaire Grand Technion Energy Program (GTEP) n'aurait eu autant de sens. Avec plus de 40 scientifiques venant de 12 universités différentes et 100 étudiants impliqués dans ces recherches sur l'énergie, le GTEP va conduire la science, la technologie, l'ingénierie et l'éducation à préparer Israël à gérer ses découvertes de réserves gazières. Cela va aussi repousser les frontières des sciences et des technologies de l'énergie avec des laboratoires dédiés aux énergies sans carbone, au photovoltaïque, au stockage d'énergie et aux multiples champs de l'innovation dans l'énergie, de la batterie silicone-air aux systèmes innovants qui génèrent de l'énergie a partir de plantes ou de l'hydrogène de la scission de l'eau de mer par le soleil. L'an dernier, une foule de scientifiques mondialement renommés ont été attiré par la nouvelle synergie créée au Technion et ils ont pu partager leurs idées aux étudiants venus en nombre, les transformateurs d'énergie de demain.

Faire quelque chose demain

"Je suis un de ceux qui croient qu'il faut faire quelque chose tout de suite" dit Harry L. Tuller, Professeur au MIT en Céramiques et Matériaux Electroniques. Tuller a été accueilli au Technion par son ancien post-doc, le Docteur Avner Rothschild du département d'Ingénierie des Matériaux, dans le cadre d'une coopération avec le GTEP. Tuller s'exprimait dans le cadre de l'Israël Pollack Distinguished Lecture Series en Décembre 2010. Son équipe du MIT se concentre sur les défauts, les transports et structures électroniques d'oxyde de métal et leur intégration dans les capteurs; les piles a combustible, les cellules photovoltaïques et les microsystèmes électromécaniques.

" Nous avons un besoin astronomique en terme de source d'énergie", d'après Tuller dans la première de ces deux conférences : Electrocéramique - matériau stratégique dans la quête de résolution de la crise énergétique. " L'énergie en crise mais présente également une grosse opportunité. Cela vous stimule a faire des choses...faire des choses fantastiques pour l'Humanité, mais également pour l'économie - et pour la stimulation économique d'Israël. Les réponses se trouvent dans les matériaux. Les scientifiques ont besoin de travailler rapidement pour résoudre la crise énergétique, pour créer une énergie propre, peu couteuse, pour améliorer les niveaux de vie et diminuer l'impact environnemental".

Pour un pays de cette taille, Israël à une large visibilité en technologie et innovation, d'après Tuller, qui a passé son post-doc dans le département de physique du Technion. "C'était une expérience très intéressante...elle m'a permis d'élargir mes perspectives et ma vision des choses" déclare-t-il. "C'est un plaisir de revenir à la maison : un grand honneur."

" Le Technion -comme le MIT- joue un rôle pivot en tant que lieu de rendez-vous pour les idées en sciences et ingénierie. Des programmes exposés comme le GTEP sont très utiles pour créer de nouvelles générations de personnes sensibles aux problèmes de fond et sont motivés par ce genre de challenge."

Baisser les couts

En Février 2011, le GTEP a également accueilli le Professeur Eicke R. Weber, directeur du Fraunhofer Institute for Solar Energy Systems ISE. Comme Tuller, Weber opte pour le point de vue scientifique qui reconnait une opportunité ou d'autres voit un problème. Weber à présenté au public présent dans l'auditorium les progrès impressionnants de la technologie visant à exploiter l'énergie solaire et qui est prête à rentrer en compétition avec les énergies conventionnelles. "On voit de nouvelles technologies permettant de créer des wafers plus fins (semi-conducteur utilisé dans les cellules photovoltaïques) et les cellules plus efficaces et les rendre ainsi moins coûteuses à la production. Un autre territoire d'innovation se trouve dans les revêtements ou l'on découvre de nouvelles technologies pour aider les panneaux à absorber une plus grande quantité de soleil pendant plus de temps durant la journée pour produire plus d'électricité."

Une pénurie d'énergie peut entrainer pauvreté, terrorisme, guerre

Amos Nur, professeur dans le département de géophysique à l'Université de Stanford était au GTEP en Mars 2011. Il explique qu'il y a un risque croissant de confrontation entre les Etats-Unis et la Chine, les deux plus grandes puissances économiques dû aux luttes de contrôle des ressources d'énergie.

Nur explique que beaucoup de guerres sont menées pour raison directe de l'appauvrissement en ressources énergétiques et de la compétition entre les fournisseurs étrangers. La première guerre du Golfe est due à un changement de régime en Iraq qui détient les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole au monde derrière l'Arabie Saoudite. Une grande population qui continue de croître, accouplé a des réserves en fossiles combustibles qui diminuent, ont poussé l'Egypte à devoir importer du pétrole - ce qui a impliqué un doublement du prix de la nourriture et une augmentation du prix du pétrole de 10%, ce qui a attisé les foules contre Moubarak.

Nur parle également des énergies alternatives et il explique d'ailleurs qu' "elles ne sont pas 'alternatives' mais représente une part fondamentale des énergies dont nous aurons besoin dans le futur. Nous aurons besoin des deux...et plus". Le GTEP est essentiel, selon Nur. "Israël aujourd'hui manque de main d'oeuvre technique requise pour gérer les futures sources d'énergie - incluant le gaz naturel - de la bonne manière."







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