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JEUNER EN MEMOIRE DE NOS DISPARUS


Vendredi 8 Mai 2009

Article paru dans Actu J du 8 mai
Moise COHEN
Président d’Honneur du Consistoire de Paris




Le calendrier hébraïque fait que la célébration de PESSAH voisine avec le 27 Nissan , date choisie par l’état d’Israël pour commémorer le YOM HASHOAH en souvenir de nos six millions de frères exterminés par la barbarie nazi. Et nombreux sont les participants au séder à avoir fait un rapprochement entre l’esclavage des hébreux en Egypte et la catastrophe de la Shoah .Ce parallèle suscite inévitablement des questions de notre part .La première s’impose naturellement à nous : la Haggadah a permis, à travers les âges, la transmission de la captivité des hébreux au temps des Pharaons tout comme la Méguilah a permis de faire connaitre la souffrance du peuple juif au temps d’Assuérus. Si PESSAH et POURIM n’avaient pas été instituées, aurions nous conservé la mémoire de ces persécutions ? On peut légitimement s’interroger à ce sujet ,tant il est vrai que la ritualisation de ces événements tragiques a cristallisé leur transmission. C’est donc à juste titre que la Maison d’Israël a fixé au YOM HASHOAH la pérennisation de cette catastrophe, en lui conférant une dimension spécifique. Mais il est indispensable d’aller plus loin dans cette analyse, car arrêter une date , si symbolique soit-elle , ne suffit pas à frapper les esprits. Le seder de PESSAH s’inscrit dans la recherche d’une matérialisation de l’événement pour nous faire « revivre « en quelque sorte les temps forts de l’esclavage et de la libération des hébreux du joug des égyptiens . Les herbes amères ( « maror » ), la galette ( « matsa « ) et l’agneau pascal (« pessah « ) constituent des moyens mnemotechniques pour nous faire revivre ces épisodes bibliques comme « si nous avions, nous-mêmes, été esclaves » . Quant aux différents symboles attachés à la fête d’Esther, ils participent également à cette évocation allégorique de l’événement .Ainsi donc, pour que la transmission soit véritablement accomplie, il s’impose de l’accompagner d’éléments matériels qui font revivre la tragédie .A l’instar du « Je pense, donc je suis « , on peut dire : Je mange de la matsa et du maror, donc je me mets à la place des esclaves hébreux .Et de même : je fais le jeûne de Pourim ,donc je revis la douleur des juifs persécutés par Aman .Puisque le YOM HASHOAH est désormais inscrit dans le calendrier juif à travers le monde, il faut franchir une étape supplémentaire et faire en sorte que chacun puisse symboliquement se mettre à la place des déportés et revivre leur souffrance .La seule façon d’évoquer aujourd’hui leur douleur c’est de jeûner ,en se souvenant de leur calvaire. Cette démarche n’est pas originale et il faut rappeler que la coutume dans certaines régions est de jeûner à la date anniversaire de la mort d’un père, d’une mère ou de tout être cher, ce jour funeste dans la mémoire de la famille .Si on considère qu’un très grand nombre de déportés ont été gazés et réduits en cendres, sans qu’il reste un seul membre de leur famille, nous devons donc nous considérer comme leurs orphelins virtuels et réciter le kaddich en leur mémoire .Dès lors, rien ne s’oppose à ce qu’un jeûne vienne marquer notre tristesse.
A défaut d’un jeûne généralisé institué par le Rabbinat, ne pourrait-on pas, dans un premier temps, établir un jeûne d’une demi-journée qui renforcerait encore davantage dans la mémoire collective juive le souvenir de la plus grande tragédie qu’ait connu notre peuple ? Je suis persuadé que cette démarche serait rapidement acceptée par un grand nombre de fidèles, marqués à jamais par l’atrocité d’Auschwitz.

Moise COHEN
Président d’Honneur du Consistoire de Paris











1.Posté par pol le 20/11/2010 00:56
a vomir

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