Connec'Sion - Professionnels High-Tech Juifs de France
Inscription à la newsletter


Recherche



Galerie Video
Israël
19/01/2009 | 2125 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Israël
13/01/2009 | 2500 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Israël
12/01/2009 | 2353 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire








Partager

L’adhésion de la Palestine à l’ONU fait-elle l’unanimité ?


Mardi 30 Août 2011

De nombreux observateurs de la géopolitique du Proche-Orient se font l’écho d’une prise de décision par l’ONU en faveur de la déclaration unilatérale d’un Etat palestinien, fin septembre 2011. En théorie, on imagine que la perspective d’une telle déclaration est saluée unanimement par les différentes composantes palestiniennes et par leurs soutiens. Qu’en est-il exactement ?
Pour comprendre les enjeux, analysons les positions des principaux protagonistes : tout d’abord, qui sont les actuels protagonistes palestiniens ?




De nombreux observateurs de la géopolitique du Proche-Orient se font l’écho d’une prise de décision par l’ONU en faveur de la déclaration unilatérale d’un Etat palestinien, fin septembre 2011. En théorie, on imagine que la perspective d’une telle déclaration est saluée unanimement par les différentes composantes palestiniennes et par leurs soutiens. Qu’en est-il exactement ?
Pour comprendre les enjeux, analysons les positions des principaux protagonistes :  tout d’abord, qui sont les actuels protagonistes palestiniens ?
 
L’Autorité palestinienne (A.P.) entraînée par “l’inquiétude d’Abbas de marquer sa présidence de succès, comme celui de la reconnaissance de l’ONU, à défaut d’être le président qui aura permis la paix” (Tal Becker - Un orage se prépare - t il ? ) rencontre également l’opposition du colonel Jibril Rajoub -un responsable du Fatah qui passe pour un successeur potentiel du président palestinien Abbas- qui estime que des négociations directes avec Israël sont à ses yeux « préférables a tout geste unilatéral ».
Une position identique à celle de la diplomatie égyptienne ainsi qu’aux vues de l’émissaire de l’Union européenne, Marc Hotte.
Nous avons pu constater qu’en dépit de l’immense couverture médiatique dudit “accord de réconciliation Fatah-Hamas” -jamais signé, les dirigeants de l’A.P. :
  • ne sont pas parvenus à un gouvernement provisoire avec le Hamas
  • viennent de reporter sine die l’échéance électorale prévue en octobre 2011 …
 
L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se bat pour sa survie, condamnée à disparaître au profit d’une structure étatique palestinienne souveraine : l’initiative visant à transférer les Territoires Disputés en un État Palestinien, mettra  fin de facto au statut juridique détenu par l’OLPà l’ONU depuis 1975...
 
Le Fatah, mouvement dominant de l'OLPprésidé par Mahmoud Abbas, tergiverse : « Les efforts que nous déployons pour aller aux Nations unies en septembre ne se font pas au détriment de la paix ni au détriment des négociations que nous souhaitons poursuivre », annonce-t-il au cours d'une récente visite au siège de l'Union pour la Méditerranée (UPM)
 
Le Hamas, branche palestinienne des Frères musulmans qui prit le pouvoir à Gaza en 2007, reste une organisation terroriste, proscrite dans de nombreux Etats du monde. Il a ouvertement affirmé son rejet des conditions mises en avant par le Quartet (ONU, Etats-Unis, UE et Russie) à propos du Moyen-Orient – y compris la reconnaissance d’Israël, la renonciation à la violence, l’acceptation des accords précédemment signés entre Israël et les Palestiniens – tout en appelant sans vergogne à la destruction de l’Etat d’Israël (Charte du Hamas jamais abrogée). On conçoit mal comment le soutien à un Etat palestinien, dans lequel le Hamas jouerait un rôle intégral, contribuerait à résoudre le conflit israélo-palestinien et à encourager la vision de deux Etats vivant en paix l’un à côté de l’autre...
 
Compte-tenu de ces désaccords patents, comment deux entités disjointes (séparées par le territoire israélien), dirigées par des factions qui ne sont pas parvenues à signer d’accord de gouvernement, pourraient-elles fonctionner sans bénéficier d’un passage sur le territoire israélien ?
 
Suivant notre analyse, l’absence d’accord interpalestinien, une telle discontinuité territoriale sans signature d’un traité de paix avec Israël feraient de la bande de Gaza de facto une entité sécessionniste.
 
Il faut également tenir compte d’un autre acteur “représentatif des 3 composantes de la société civile palestinienne” : le BDSNational Committee (BNC)qui regroupe 170 ONG  dans le cadre du mouvement BDS, qui incite à boycotter l’Etat d’Israël, à désinvestir dans son économie et à sanctionner les dirigeants israéliens. Et qui n’approuve pas l’initiative de reconnaissance d’un Etat palestinien sous occupation … Récemment, Jamal Juma, l’un des principaux « leaders de la résistance populaire », soulignait le peu d’implication de l’A.P. dans la résistance populaire, s’agissant des zones de Cisjordanie placées sous son contrôle, des démarches en vue de faire reconnaître un Etat palestinien par l’ONU, et du rôle de la diaspora palestinienne dans la libération nationale… Electronic Intifada
 
Selon Dominique Vidal de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) : « BDS n est pas une fin en soi  ». Or, précisément le BDS palestinien (BNC) réaffirme que : « la reconnaissance diplomatique d’une souveraineté palestinienne est clairement insuffisante » (communiqué du 8 août 2011- www . bdsmovement . net )
Rappelons que les différents mouvements pro-palestiniens restent divisés sur les moyens de « résistance » : violente ou non, armée ou populaire …
Les dirigeants palestiniens jouent donc actuellement un jeu dangereux : ils attisent les attentes et les espoirs du peuple palestinien et de la société civile, lui faisant croire à toutes sortes de mirages, dont celui de l’ONU(lire à ce propos l’excellente analyse : « L’Etat imaginaire des Palestiniens » - ForeignPolicy).
 
De fait, tout un pan de l’opinion palestinienne et de ses soutiens ne se sent pas -ou plus- représenté, gagné par un sentiment de frustration qui monte au sein de la jeunesse de Gaza : « Comment l’ONU reconnaitrait-elle un État  qui n’existe pas ? Un État en soi est plutôt ce que nous voulons. Un État que nous pouvons toucher, voir et dans lequel nous pouvons vivre. Nous sommes impatients de voir la réunification des plus de 11 millions de Palestiniens qui vivent dans le monde. Nous voulons voir des faits sur le terrain et des résultats tangibles. Nous sommes avides de la terre qui a été inexorablement déchiquetée, en violation flagrante de dizaines de résolutions déjà votées - puis promptement ignorées - par cette même ONU vers laquelle l'A.P. se tourne maintenant. »in La jeunesse palestinienne sceptique sur l ' initiative de l ' AP aux Nations Unies.
 
D’ailleurs, Dominique Vidal considère dans son analyse « Prendre ses responsabilités » qu’il s’agit là d’une position contraire à celle du Fatah comme du Hamas, mais conforme à celle des dirigeants israéliens...
 
Qu’en est-il à présent des voisins arabes ?
  • Le secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil Elaraby, vient de suggérer à l’Autorité palestinienne de reconsidérer son appel à la création d’un État Palestinien en septembre à l’ONU : “L’appel unilatéral au Conseil de sécurité de l’ONU et à l’Assemblée générale des Nations pourrait être une mesure très dangereuse pour les Palestiniens durant cette période et je propose que M. Abbas reconsidère le traitement de cette question” a déclaré Elaraby. Pour lui, la candidature à l’ONU pourrait être inopportune, car l’Autorité Palestinienne en Cisjordanie n’a pas le contrôle de la bande de Gaza, comme le montre l’actuelle flambée de violence avec Israël.
  • « Les meilleurs intérêts nationaux de la Jordanie seront en danger si l’Autorité palestinienne déclare un État unilatéralement – en particulier dans tout ce qui concerne la question des réfugiés, de l’eau, de Jérusalem et des frontières. »déclare ce haut fonctionnaire jordanien qui ajoute que la déclaration unilatérale palestinienne est « dans l’intérêt d’Israël, avec des frontières et une barrière de séparation. C’est un mouvement qui aurait pour effet d’effacer la frontière entre la Jordanie et la Cisjordanie et le Royaume rejette cette vision du futur ». L’article indique que le Premier ministre jordanien Marouf Bakhit a publiquement exprimé cette opinion lors d’un discours prononcé il y a deux mois. (Extrait d’une édition du journal des Émirats Arabes Unis, Al Bayan)
 
Cette initiative renforce-t-elle l’unité palestinienne ?
 
Double illusion que de penser soutenir l'unité palestinienne -à ce moment crucial- en encourageant la demande de déclaration unilatérale d’un Etat palestinien à l’ONU !
  • Illusion de prétendre défendre les intérêts du peuple palestinien …en son nom. Cette initiative unilatérale n’est pas, cette fois encore, le produit d’aspirations démocratiquement débattues. Alors, qui ose prétendre parler au nom des Palestiniens ?
  • Illusion de proclamer un Etat qui de jure … n’existe pas.
 
Il est temps que cesse cette “politique de l’Autruche” qui conduit les dirigeants palestiniens à opter pour des décisions unilatérales sans tenir compte des divisions qui opposent le camp palestinien, écartant tout débat pourtant légitime si l’on en croit les inquiétudes de nombreux observateurs...






Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

France | Israël | Reste du Monde | Info / Intox




KIKAR HABUSINESS

Derniers connectés
Jerusalem Immobilier JERUSALEM IMMOBILIER
Deborah HOSATTE
IDEAL Immobilier JÉRUSALEM
Ronny RUBIN
YAELLE AMSELLEM
Catherine ADIDA
David LEVENS
Jean-Luc MORDOH
Sografik SOGRAFIK
Yohan COHEN