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La page se tourne sur 2009, l'année des dissensions entre Israël et le monde


Vendredi 15 Janvier 2010

La page se tourne sur 2009, l'année des dissensions entre Israël et le monde




Une année s’achève, une année 2009 tourmentée, encore assombrie par la violence et l’instabilité économique. Les angoisses se sont accumulées, les motifs de réjouissance ont reculé. Il en aura été de même en Israël et dans sa région, marquée dès les premiers jours de l’année par l’opération israélienne à Gaza. Souvent importés au-delà des limites d’Israël, les événements politiques et militaires israéliens ont contribué à creuser un fossé de taille entre le pays et la communauté internationale. 2010 devra tenter de le combler.



L’année 2009 n’a pas encore sonné que l’offensive israélienne à Gaza est officiellement lancée par le gouvernement israélien. Depuis trop longtemps, les localités israéliennes avoisinant le bande de Gaza sont la cible d’incessants tirs de roquettes du Hamas. A Sderot, la situation devient invivable. Le 3 janvier 2009, Tsahal lance une offensive terrestre à Gaza. Au terme de plus de vingt jours de combats contre le Hamas, l’armée israélienne se retirera de cette zone.


De Plomb durci à Goldstone, l’image d’Israël à travers le monde

A partir de cet instant, le fossé ne cessera de se creuser entre Israël et ses détracteurs internationaux. De leur côté, les grandes puissances occidentales, et notamment européennes, considèrent "Plomb durci" comme un échec cuisant. Tant de victimes pour si peu se dit-on alors, et le Hamas est toujours en vie ! Les chiffres officiels parleront d’environ 1400 victimes, reprenant les données du Hamas, oubliant souvent de préciser le nombre de terroristes tués. Sous l’influence d’une certaine désinformation médiatique, de nombreuses manifestations pro-palestiniennes se tiendront en Europe. Trop souvent, elles dégénèreront en tribune antisioniste, voire antisémite.

Et le 15 septembre dernier, c’est le début d’un cauchemar de plusieurs mois pour le gouvernement israélien : l’ONU rend les conclusions de son enquête sur l’offensive israélienne dans la Bande de Gaza. Le rapport de l’ancien juge sud-africain Richard Goldstone accuse l’armée israélienne et les combattants du Hamas d’avoir "commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité".

Dès lors, le monde cherche à savoir ce qui s’est réellement passé pendant les 22 jours de l’opération "Plomb durci". Isolé, Israël doit faire face à la suspicion de la communauté internationale. Plus que jamais, le gouvernement israélien mesure l’impact négatif de son absence quasi-totale de communication pendant le conflit. Pourquoi Tsahal, armée "éthique" selon ses porte-paroles, n’a pas cru nécessaire de faire la lumière sur ses opérations en décembre dernier ?

Invité de Guysen Tv il y a une semaine, Raphy Izbicky, commandant de réserve et porte-parole de Tsahal reconnaissait cette incohérence : cherchant à se dédouaner de toute accusation internationale, il reconnaissait qu’" une enquête interne au sein de l’armée aurait été une bonne chose, étant donné que nous fait que nous n’avons rien à nous reprocher !". Freddy Eytan, politologue et ancien ambassadeur d’Israël, regrettait aussi le manque de transparence de l’armée, au cours d’une conférence à Jérusalem il y a quelques semaines.

Si la polémique sur le rapport Goldstone a eu le temps de baisser d’intensité, Tsahal n’en a visiblement pas fait assez pour rassurer la communauté internationale, pour qui l’opération"Plomb durci" reste avant tout la guerre d’une partie contre l’autre. Il y a quelques jours, Ygal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, confirmait pourtant qu’ "il ne s’agissait pas d’une guerre. Nous n’avions pas intention d’éradiquer le Hamas. Notre objectif était simplement de ramener le calme dans les villes du sud du pays. Nous considérons donc cette opération comme un succès". Et les faits sont têtus : depuis la fin de l’opération "Plomb durci", le nombre de roquettes et missiles qui s’abattent sur Israël a très fortement baissé.


Israël sous l’ère Netanyahou, entre tourments et concessions

Le 20 janvier 2009, Barack Obama devient le 44ème Président des Etats-Unis. Et un mois plus tard, Benyamin Netanyahou est nommé chef du gouvernement israélien, suite à la volonté de Tzipi Livni de rester dans l’opposition. A ce moment-là, le monde ignore à quel point les deux hommes ont des avis ô combien divergents sur de nombreux sujets majeurs. Parmi lesquels la solution au conflit israélo-palestinien et la menace nucléaire iranienne. Deux thèmes on ne peut plus importants pour l’Etat hébreu.

"Ils sont d'accord pour ne pas être d'accord" avait résumé Yediot Aharonot, à l’issue de leur première rencontre, le 18 mai dernier. Partisan d’une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien, Netanyahou y est traditionnellement opposé. Obama considère également le gel des constructions israéliennes dans les territoires palestiniens comme la condition d’une reprise du dialogue, ce à quoi Netanyahou fait la sourde oreille, du moins à ce moment-là. Début juin, le Président américain officialise un peu plus ses positions dans le fameux discours du Caire, affirmant venir chercher un "nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis".

Dès lors, Israël ne voit pas le début de mandat d’Obama d’un œil favorable. Trop conciliant, pas assez tranché dans ses prises de positions, Barack Obama est souvent accusé de céder sous le poids de la pression internationale. Pour Israël, la main tendue américaine au régime iranien en est le symbole le plus flagrant. Le 12 juin, Mahmoud Ahmadinejad est reconduit au pouvoir pour quatre ans, et va engager son pays dans une course au nucléaire que toutes les tentatives de négociations ne stopperont pas.

Netanyahou et Obama se rencontrent une nouvelle fois le 10 novembre, avec au programme les négociations de paix avec les Palestiniens. Mais quelques jours plus tars, Israël s’attire les critiques de la communauté internationale, y compris des Etats-Unis, en autorisant la construction de 900 logements à Gilo, dans l’Est de Jérusalem. Le 28 décembre dernier, Israël est encore la cible des condamnations internationales en annonçant la construction de 700 nouveaux logements dans la partie orientale de la capitale israélienne.

Dans ce contexte, la décision israélienne du 25 novembre consistant à geler pour dix mois les constructions israéliennes en Judée-Samarie est pour le moins inattendue. Certes, les Etats-Unis exigeaient une telle décision depuis des mois, mais aucun Premier ministre avant Netanyahou n’avait été aussi loin dans ses concessions. Rarement Netanyahou aura alors été aussi isolé. Critiqué dans son propre camp, accusé de s’être soumis au diktat d’Obama, la décision est jugée insuffisante par l’Autorité palestinienne. Au moins, la balle est dans le camp palestinien pense-t-on du côté du gouvernement israélien.

La Suède, pays occupant alors la présidence tournante de l’Union Européenne, en décidera autrement. Dès le 1er décembre, la Suède renvoie la balle vers Israël en se prononçant en faveur "d'un Etat palestinien viable, comprenant la Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale". Mais la Suède n’est pas l’UE. Quelques jours plus tard, l’Union reviendra à une position officielle plus nuancée. Il reste que ces remous laisseront à Israël un goût amer en cette fin d’année 2009.

Israël et la communauté internationale, quelles perspectives de rapprochements ?

2009, année où les dissensions se seront accentuées entre Israël et la communauté internationale. L’année 2010 ne parviendra sans doute pas à les effacer toutes. Il est néanmoins permis d’espérer un réchauffement des relations. Sur au moins trois sujets.

Guilad Shalit tout d’abord. Le soldat franco-israélien est emprisonné par le Hamas depuis le 25 juin 2006. Au cours des mois de novembre et décembre, chaque tentative d’accord avec le Hamas pour sa libération s’est soldée par un véritable piétinement des négociations. Si les efforts pour le libérer incombent au gouvernement israélien, la France ne manque pas de rappeler sans cesse son soutien.

Nicolas Sarkozy avait notamment reçu les parents du soldat et déclaré à plusieurs occasions être prêt à "toute initiative utile". Il avait aussi évoqué avec son homologue syrien Bachar al-Assad le cas de Guilad Shalit. Après la communication au gouvernement israélien d’une vidéo montrant Guilad Shalit en octobre, Bernard Kouchner avait lancé un appel solennel aux ravisseurs en les appelant à le libérer immédiatement, ajoutant que la France ne ménagerait "aucun effort" pour aider à ramener la paix dans la région.

La menace iranienne ensuite. Depuis quelques mois maintenant, Barack Obama a durci sa position à l’égard de la menace nucléaire iranienne, constatant chaque jour les nouvelles provocations du régime de Téhéran. De son côté, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, va souvent dans le sens des positions israéliennes, en faisant plusieurs fois allusion à la possibilité d’une action militaire contre l’Iran. Le 16 septembre 2007, Kouchner estimait déjà que le monde devait "se préparer au pire" avec l’Iran, tout en appelant à négocier jusqu’au bout. "Il n'y a pas de plus grande crise à l'heure actuelle que celle du programme nucléaire iranien" avait-il ajouté.

Les négociations israélo-palestiniennes enfin. Certes, le gel des implantations décidé fin novembre, et tant réclamé par les Etats-Unis n’a pas rencontré l’effet escompté du côté palestinien, qui en réclame toujours plus. Mais il semble que ces derniers jours, l’administration Obama veuille reprendre la main au Proche-Orient. Actuellement, les Etats-Unis et l’Egypte servent de médiateur à une relance du processus de paix.

Selon un projet d’accord conclu avec l’administration Obama, Netanyahou serait disposé à reprendre un processus de négociation qui s’étalerait sur deux ans, avec l’objectif de mettre fin au confit. De son côté, l’Autorité palestinienne conditionne toujours une reprise des discussions à un gel total des implantations israéliennes. Après les échecs successifs de la fameuse "feuille de route" américaine et du processus d’Annapolis sous l’ère Bush, Obama devra éviter que l’histoire se répète entre Israéliens et Palestiniens.






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