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PrimeSense, rencontre avec les créateurs du Projet Natal


Jeudi 8 Juillet 2010

Bienvenue à Kiriat Atidim, (« la ville du futur » en hébreu), le quartier de la high-tech situé dans la banlieue Nord de Tel-Aviv, où PrimeSense se niche au quatrième étage d'un bâtiment sans grande fantaisie. A quelques semaines du salon E3 de Los Angeles, au cours duquel Microsoft doit lever le voile sur son Projet Natal, les 90 salariés de la jeune pousse israélienne sont sous pression.




PrimeSense, rencontre avec les créateurs du Projet Natal
Article, photos et videos à voir ici sur 01NET

PrimeSense promet en effet une nouvelle expérience aux utilisateurs de la Xbox 360 : jouer avec leur corps, sans plus avoir besoin de manette... Sa solution : une puce couplée à une caméra, dotée d'un capteur de profondeur, permettant à la Xbox 360 de voir en 3D. Cette technologie a valu à PrimeSense de se voir désignée début avril, « fournisseur exclusif de la technologie 3D » de Natal. Décryptage avec Adi Berenson, passé par les rangs du champion néerlandais des semi-conducteurs, Philips, avant de prendre en charge le développement commercial et marketing de la start-up.

01net. : Comment est née la société PrimeSense ?
Adi Berenson : PrimeSense a vu le jour au printemps 2005, avant même que l'on entende parler du Projet Natal. Son principal fondateur, Aviad Maizels, un petit génie des mathématiques et accessoirement un gamer, cherchait alors à transformer radicalement l'interaction entre le joueur et sa machine.
Puis le Projet Natal a commencé à prendre forme et l'on a pu concrétiser notre solution, dans le cadre de ce fabuleux partenariat avec Microsoft ! Mais nous avons eu d'autres « sponsors » à l'image des sociétés de capital-risque, telles que Gemini, Genesys Partners et Canaan, qui ont investi 29 millions de dollars dans l'affaire.

D'où vient la technologie ?
Notre plate-forme n'est pas issue d'un transfert de technologie du secteur militaire. Ce schéma est assez courant dans la high-tech israélienne. Mais PrimeSense est née d'une approche purement marketing. L'idée était de coller aux besoins des gamers, à partir d'une technologie exclusive, le « light coding ». Celle-ci permet de digitaliser l'environnement du joueur, en détectant des centaines de milliers de points, plus de trente fois par seconde.

A quoi va ressembler cette nouvelle expérience du jeu ?
Jouer sans manette, c'est pouvoir s'immerger totalement dans le monde virtuel. Ensuite, la nature de l'expérience dépendra beaucoup de la créativité des éditeurs de jeux et des développeurs d'applications. PrimeSense démultiplie les possibilités, puisque la technologie 3D ne connaît pas de limites : elle peut intégrer n'importe quel type d'objet tenu par le joueur, n'est pas tributaire des conditions d'éclairage de la pièce, etc.

Quelles sont vos ambitions commerciales ?
L'idée est de commencer par le gaming, puis de nous attaquer à la télévision. Bientôt, la télécommande sera également superflue et un simple geste de la main suffira pour choisir son menu à l'écran... Mais notre technologie peut aussi trouver d'autres débouchés dans l'automobile, la sécurité, sans oublier la téléphonie mobile : autant de clients que nous allons démarcher sur notre stand pendant l'E3.

Israël, l'autre Silicon Valley

Ce n'est pas un hasard si l'une des pièces maîtresses du dispositif de Projet Natal vient d'Israël. Non seulement le pays est devenu la terre d'élection des centres de R&D des géants des télécoms et de l'informatique, à commencer par Microsoft (qui dispose là-bas de deux centres depuis 2006), Google, Intel, Motorola ou Deutsche Telekom. Mais la Silicon Valley israélienne s'est hissée au rang de deuxième destination mondiale du capital-risque, avec deux milliards de dollars levés en 2008.

Israël occupe également la seconde marche du podium des sociétés étrangères cotées au Nasdaq derrière le Canada. Investissant chaque année entre 5 et 6 % de son PIB dans la R&D civile, le pays compte plusieurs clusters dans la high-tech, dans le domaine de la sécurité informatique (CheckPoint), les Telecom (Comverse, Nice, Alvarion) ou les logiciels (Mercury, racheté par HP).

Fort d'une concentration de 140 ingénieurs pour 10 000 habitants – la plus élevée au monde –, l'Etat hébreu favorise les transferts technologiques du militaire vers le civil. Enfin, la Valley israélienne bénéficie d'un écosystème très favorable aux jeunes pousses innovantes et compte un vivier de 3 850 start-up... soit une pour 1 844 habitants.








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