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Quand le politiquement correct censure, par Jacques Tarnero


Vendredi 18 Juin 2010

« Quand on voit c’qu’on voit et quand on entend c’qu’on entend on est content de penser c’qu’on pense ! » Elle a bien raison madame Michu, mais il n’y a pas que madame Michu à penser ainsi. Elle ne fait qu’exprimer la pensée dominante qui règne aussi dans des lieux supposés penser le monde, dans des milieux intellectuels, dans les media qui tous les jours expriment une pensée formatée, conforme, conformiste, servile de l’air du temps.




Quand le politiquement correct censure, par Jacques Tarnero
De quoi s’agit-il ? Pierre André Taguieff est un chercheur reconnu, directeur de recherches au CNRS, expert dans l’analyse des mouvements d’idées, ayant défriché aussi bien les terres de l’extrême droite que celles des extrêmes gauche et des formes contemporaines de l’antisémitisme né de la croisée des mouvements précédents. Taguieff est un explorateur des marges qui peu à peu contaminent les modes intellectuelles. Cet héritier de Léon Poliakov a considérablement renouvelé la connaissance de la judéophobie contemporaine en allant fouiller les sources, les origines, de ce que certains pensaient limitées à l’extrême droite. Sa dernière production « la nouvelle propagande antijuive » (édité aux PUF) est une somme documentaire, érudite qui décrit, analyse et problématise ce dont nous sommes témoins tous les jours, c’est à dire la mise en action de cette pensée qui criminalise Israël et fait des juifs les complices de cet Etat de trop. Le travail de Taguieff est précis, référencé, argumenté ; Il ne s’agit pas d’un essai idéologique basé sur des sources de troisième main. Tout ce que le lecteur découvre renvoie à des faits, à des événements qui ont eu lieu, à des textes qui existent. Ce travail est l’outil indispensable à tout esprit rationnel qui veut regarder le monde pour ce qu’il est et non pas pour ce que l’idéologie dit qu’il est. Taguieff démonte et démontre la propagande antijuive contemporaine, sa mécanique, sa méthode, ses vecteurs autant que ses complicités idéologiques ou conformistes. La machine médiatique est trop souvent la complice conformiste et couarde de cette idéologie. Corporatiste, sure de son pouvoir elle travaille dans un à peu près qui ne prend pas soin de vérifier ses sources, d’aller y voir de près. A quoi bon le réel puisqu’il a politiquement tort. A quoi bon vérifier puisque nous avons politiquement raison dit cette caste aussi suffisante que peu nécessaire. L’affaire Al Dura en est le plus parfait exemple et Taguieff en analyse tous les détails et en particulier la dénonciation absolue et définitive du travail d’investigation de Philipe Karsenti. Bien qu’une voix on ne peut plus légitime, celle de Elie Banavi, ancien ambassadeur d’Israël en France ait déclaré son trouble devant cette analyse et ait réclamé une contre enquête approfondie, rien n’y fait ! Ni les jugements de justice qui donnent raison à Karsenti ni les autres enquêtes journalistiques ! Karsenti a tort parce que son travail est politiquement non conforme au dogme idéologique. Pour le souci de la vérité, vous irez voir ailleurs et ça n’est pas France 2 qui dira le contraire.

Serait-ce par complicité corporatiste que le journal luxembourgeois Tageblatt a refusé de rendre compte du livre de Taguieff ? Les experts médiologues s’interrogent, mais on peut compter sur leur grand leader Régis Debray pour poursuivre la quête de vérité. Robert Redeker, philosophe, victime d’une fatwa pour avoir analysé de trop près les sources coraniques du fanatisme djihadiste, collabore depuis plus de treize ans aux pages littéraires du journal luxembourgeois Tageblatt. Or le voilà désormais interdit d’écriture. Quelle faute professionnelle a-t-il commis ? De quel manquement déontologique est-il coupable ? A-t-il fait la promotion d’une pensée fanatique, a-t-il fait preuve de vulgarité comme certains imitateurs opérant à la radio, a-t-il incité à la haine comme d’autres comiques, a t il diffamé, a-t-il menti, a-t-il falsifié des faits comme certains journalistes ? Non, sa faute professionnelle a consisté à faire un critique argumentée (et positive) du livre de Pierre André Taguieff. « J’ai écrit un texte favorable à ce livre. C’est ce texte qui m’a valu d’être censuré. La directrice de ce supplément m’a écrit : "notre collaboration s’arrête là". Sec ! Viré ! D’après la rédaction en chef, les lecteurs ne comprendraient pas qu’on fût favorable à Israël ! », confie Robert Redeker. Victime d’une première fatwa islamiste, Voilà Redeker victime d’une fatwa bien pensante !

Chers lecteurs, si vous voulez être publiés, écrivez donc des livres positifs sur la marine à voile turque humanitaire, faites donc un reportage sur les atrocités nazies des sionistes. C’est bon ça coco, un vrai sujet ! N’oubliez pas de demander un conseil juridique à Roland Dumas ! Il saura vous conseiller un bon éditeur.






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