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Lundi 17 Janvier 2011

Les crises alimentaires guettent. Catastrophes climatiques, surexploitation des sols, urbanisme sauvage, manque d'eau sont les nombreux facteurs qui mettent une pression sur l'environnement et les sociétés humaines. Face à cela. L'agriculture raisonnée et raisonnable doit redevenir une priorité.




Titre original : CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE – ISRAËL DOIT-IL RENONCER À SON AGRICULTURE? Les aléas climatiques devraient obliger Israël à renforcer le rôle de l'agriculture dans son économie.
Source : israelValley


Inondations en Australie, glissements de terrain au Brésil, sécheresse en Russie, etc.: les aléas climatiques se multiplient avec, comme résultat, une baisse de la production agricole dans le monde. Malgré la crainte d’une nouvelle crise alimentaire mondiale, les autorités israéliennes persistent à gérer l’agriculture en fonction du seul critère de rentabilité: une culture qui n’est pas rentable est abandonnée. On préfère donc importer des produits alimentaires, sauf que la météo en a décidé autrement: il y a de moins en moins de pays disposés à vendre des denrées alimentaires, devenues rares, à un autre pays. Au moment où les Juifs célèbrent Tou Bishvat, le nouvel An des arbres, une remise en cause du modèle économique israélien, basé uniquement sur le high tech, semble s’imposer.


La flambée des prix des denrées alimentaires

Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour Alimentation (FAO), le prix des denrées alimentaires augmentera de 40% au cours de la décennie en cours. La FAO puise déjà dans les stocks de réserve mondiaux, et si la production mondiale n’augmente pas fortement cette année (au moins 6% pour le maïs et 4% pour le blé), des conséquences graves sont à redouter en 2012. Par ailleurs, la flambée des prix des denrées alimentaires n’est qu’une facette de la pénurie; l’augmentation de la population mondiale, notamment en Chine et en Inde, accroît la demande de produits agricoles, et pas seulement de riz.

En Israël aussi, les prix des produits agricoles suivent la tendance mondiale. En 2010, l’indice des prix des fruits et légumes a bondi de 16%, après un renchérissement de 8,4% en 2009. Les seuls légumes frais ont flambé de 22% en 2010: c’est le poste de dépenses des ménages qui a le plus augmenté au cours de l’année écoulée. La flambée des prix n’est pas le seul problème auquel se heurte le consommateur israélien lorsqu’il fait ses courses au supermarché: certains produits ont carrément disparu des étalages (comme le beurre et quelques produits laitiers) alors que d’autres se font rares (le riz).

Pas seulement une agriculture “high tech”

Face à ce que la FAO appelle déjà une crise alimentaire mondiale, le gouvernement israélien a décidé… de ne pas réagir. A Jérusalem, on se demande encore si une puissance « high tech », comme Israël, peut s’encombrer d’une agriculture qui ne rapporte pas grand-chose. Le seul domaine d’activité qui est encouragé par le gouvernement israélien est la recherche scientifique appliquée à l’agriculture. Certes, les innovations technologiques agricoles, mises au point par des chercheurs israéliens, se vendent dans le monde entier, mais elles ne sont pas toujours appliquées en Israël: ici, on préfère encore acheter ailleurs les produits agricoles de base plutôt que d’investir des fonds publics sans certitude de rentabilité.

Résultat: de moins en moins d’Israéliens travaillent dans l’agriculture, la production locale baisse et les importations de produits alimentaires de base augmentent. En deux décennies, l’agriculture israélienne a perdu la moitié de ses effectifs: en 2010, seulement 45.000 Israéliens travaillaient dans l’agriculture, soit à peine 1,7% de la population active. Le gouvernement israélien pourrait compenser la défection des salariés israéliens en faisant appel à de la main d’œuvre étrangère, palestinienne notamment; mais là aussi, les permis de travails sont délivrés au compte-goutte et tardivement.

Sans investissement et main d’œuvre pour travailler la terre, la production agricole ne suffit plus à satisfaire aux besoins du consommateur israélien. Israël importe donc une partie de plus en plus importante de ses produits de base. Côté légumes, Israël a importé, en 2009, 5 tonnes de pommes de terre (contre 2,2 tonnes en 2004), 7,3 tonnes d’oignons (contre 3,3 tonnes en 2004), 1,1 tonne de concombres (contre 0,2 tonne en 2004). Côté fruits, Israël a importé, en 2009, 8,9 tonnes de pommes (contre 2,2 tonnes en 2004), 1,3 tonne de poires (contre 1,0 tonne en 2004), etc. Parmi les produits agricoles frais, seules les tomates permettent à Israël d’être autosuffisant.

Une réponse israélienne à la crise mondiale

La réponse israélienne à la crise alimentaire mondiale consisterait à redonner la priorité à l’agriculture, et pas seulement au high tech. Il est urgent que l’agriculture retrouve la place qu’elle a eue naguère dans l’économie israélienne. Le gouvernement pourrait prendre plusieurs mesures pour y parvenir: augmentation des quotas de production, reprise de cultures abandonnées, aides aux jeunes qui reprendraient l’exploitation familiale, etc. Ce serait la seule façon pour Israël d’affronter un nouveau scénario catastrophe qui se profile à l’horizon dans le domaine de l’approvisionnement alimentaire mondial.

Jacques Bendelac (Jérusalem)








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