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«Si Israël tombe, nous tomberons tous !», José-Maria Aznar, ancien Premier ministre espagnol


Vendredi 18 Juin 2010

Dans le torrent d’incompréhension, d’hypocrisie et de haine qui frappe Israël, il convient de souligner la prise de position courageuse et lucide exprimée par l’ancien Premier ministre espagnol José-Maria Aznar dans le journal londonien « Times » de jeudi 17 juin 2010. Le titre de l’article est déjà en soi éloquent, et reprend ce qu’avertissent en vain depuis longtemps certains dirigeants israéliens à l’encontre de l’Occident : « Si Israël tombe, nous tomberons tous ! »




«Si Israël tombe, nous tomberons tous !», José-Maria Aznar, ancien Premier ministre espagnol
Cet appel émane d’un homme politique qui a payé de sa carrière politique la veule soumission de son pays au terrorisme : lors des élections qui suivaient de quelques jours les terribles attentats de Madrid, en mars 2004, le gouvernement Aznar tombait contre toute attente, donnant ainsi une victoire politique à Al-Qaïda, qui affirmait fièrement « que le peuple espagnol avait puni son gouvernement pour son soutien à l’Amérique ». Le nouveau Premier ministre, Luis-José Zapatero, annonçait immédiatement son intention de retirer les troupes espagnoles d’Irak.

Dans cet article retentissant, José-Maria Aznar appelle l’Europe « à refuser les appels à la destruction d’Israël, car le lien qui lie l’Etat juif à l’Occident est indispensable tout comme la collaboration entre Juifs et Chrétiens ». L’ancien Premier ministre n’utilise pas la langue de bois : « La colère contre Israël à propos de Gaza est une immense erreur. Nous ne devons pas oublier qu’Israël est le meilleur allié de l’Occident dans cette région si tendue (…) Dans un monde idéal, l’arraisonnement du ‘Marmara’ ne se serait pas soldé par la mort de neuf personnes, dans un monde idéal, les soldats auraient été accueillis autrement, et dans un monde idéal, aucun pays – comme l’a fait la Turquie – n’aurait organisé et soutenu une expédition dans le but de mettre un pays ‘ami’ dans une situation impossible, sommé de choisir entre renoncer à sa sécurité et une confrontation avec le monde entier ».

Aznar accuse sévèrement les réactions des pays européens dans l’affaire de la flottille : « La colère aveugle exprimée par les pays européens leur a fait perdre toute notion de raison et de logique, qui aurait dû les faire aboutir à la conclusion suivante : Israël est un Etat légitimé par l’ONU, et dont l’existence ne peut être objet de discussion. C’est un pays aux racines démocratiques profondes, un pays dynamique, avec une société ouverte qui se distingue sur le plan culturel, scientifique et technologique. C’est un pays aux valeurs occidentales mais qui se situe dans un environnement particulier, confronté à la guerre, aux attentats terroristes aveugles, et aujourd’hui, à la montée de l’islam radical et ses alliés qui œuvrent pour délégitimer son existence. Durant 62 ans, ce pays n’a pas connu une minute de tranquillité ».

Aznar avertit les Européens « que l’Islam radical et l’hégémonie iranienne ne constituent pas seulement une menace pour Israël mais pour le monde libre tout entier », et les accuse « de réagir à ces phénomènes de manière complètement erronée ». « Il est très facile d’accuser Israël de tous les problèmes du Proche-Orient », poursuit-il, « et j’affirme que certains en Europe vont même jusqu’à penser qu’il faudrait sacrifier Israël pour arriver à une entente avec le monde musulman, ce qui est une pensée stupide et à courte vue. Israël est notre première ligne de front dans un Proche-Orient menacé de chaos. Et si Israël tombait, nous tomberions alors tous. L’Europe me semble avoir oublié les raisons morales et stratégiques qui fondent le droit d’Israël à exister, et malheureusement, j’ai l’impression que les Etats-Unis (sous Obama) commencent à aller dans la même direction ».

Et de conclure de manière magistrale : « Abandonner Israël à son sort aujourd’hui serait la plus belle preuve de la profondeur de notre vide, et nous devons à tout prix empêcher que cela arrive. Nous devrions nous inquiéter de notre attitude agressive envers Israël car elle reflète la perte de nos valeurs occidentales. La force d’Israël est la nôtre, sa faiblesse sera la nôtre. »

L’ancien Premier ministre espagnol explique à la fin de son article que ce sont toutes les raisons évoquées qui l’ont poussé à lancer l’initiative du mouvement « Les amis d’Israël », duquel feront partie notamment David Trimble, Prix Nobel de la Paix et ancien Premier ministre d’Irlande du Nord, John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Alejandro Toledo, ancien président du Pérou, Marcello Pera, ancien Président du Sénat italien, Piama Nirenstein, politicienne et écrivain italienne, l’homme d’affaires Robert Agostinelli et le penseur catholique américain George Weigel.

« Le but de ce mouvement n’est pas de juger ou de soutenir la politique suivie par Jérusalem, mais de soutenir de toutes nos forces le droit d’Israël à exister et à se défendre, et de nous opposer aux Etats et aux organisations internationales qui sapent sa légitimité. Si la partie juive de notre héritage disparaît, nous, chrétiens sommes perdus. Que nous le voulions ou non, nos destins sont liés ».

Photo (José-Maria Aznar, ancien Premier ministre espagnol) : D.R.






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