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UN PRIX A CANNES POUR ISRAËL - Le cinéaste Joseph Cedar qui a remporté le prix du scénario pour "The Footnote", est l'un des plus prometteurs de la nouvelle vague du cinéma israélien.


Mardi 24 Mai 2011




Titre original : UN PRIX A CANNES POUR ISRAËL - Le cinéaste Joseph Cedar qui a remporté le prix du scénario pour "The Footnote", est l'un des plus prometteurs de la nouvelle vague du cinéma israélien.
Source : israel valley, AFP - (Copyrights)

Né à New York le 31 août 1968, Joseph Cedar (photo) a grandi à Jérusalem, où sa famille s’installe quand il a six ans. Front dégarni, regard bleu intense sous d’épais sourcils noirs, il fait son service militaire chez les parachutistes avant d’étudier la philosophie et l’histoire du théâtre à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il s’inscrit ensuite à la prestigieuse école de cinéma de l’Université de New York (NYU), qui a notamment formé Martin Scorsese, Jim Jarmusch ou Spike Lee.

Les deux premiers films de ce juif pratiquant, “Time of favor” en 2001 et “Campfire” en 2004, grands succès en Israël et distribués en Europe et en Amérique de Nord, sont choisis pour représenter Israël pour la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars. Mais c’est son troisième film “Beaufort”, consacré à un épisode de la guerre du Liban, qui, en 2007, le faît connaître dans le monde entier.

Le réalisateur, qui a lui-même passé neuf mois au Liban pendant son service militaire, expliquait vouloir “traiter la guerre comme une catastrophe naturelle: les obus tombent au hasard, ils sont inévitables. C’est une histoire de survie”.

Le film reçoit l’Ours d’argent à Berlin, devenant l’un des films israéliens les plus acclamés de ce jeune cinéma. Il est aussi nommé aux Oscars, ce qui n’était pas arrivé à un film israélien depuis plus de vingt ans.

Dans “Footnote” (“Hearat Shulayim”), comédie grinçante sur les pièges de la filiation, il met en scène Uriel et Eliezer Shkolnik, tous deux spécialistes du Talmud. Mais le fils est célèbre et pas le père, déséspérément en quête de reconnaissance.

Le vieil Eliezer, spécialiste des différentes versions du Talmud, est chercheur depuis des décennies. Erudit, austère, rigoureux jusqu’à la névrose, ses travaux ne lui ont pas apporté la consécration. Son fils en revanche est un intellectuel de renom, promis aux plus hautes distinctions académiques. A l’opposé de son père, il est bon vivant, charmeur, plein d’entregent.

Pourtant, c’est Eliezer qui reçoit un appel du ministère de l’Education: un prix très prestigieux lui est décerné pour ses recherches. Seul problème, une secrétaire s’est trompé de Shkolnik. Le prix devait aller au fils.

Sur cette terrible méprise, Joseph Cedar construit un récit tragi-comique très enlevé et construit, ponctué par des effets graphiques inspirés des lecteurs de micro-films d’archives.







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